‹ La renaissance en France (volume 3)Chapitre 34 sur 37 · Sur un pilier, à l'intérieur, on lit · texte numérisé non relu

Sur un pilier, à l'intérieur, on lit

LS de grace mil De X fut par omosne et charité somenceé ce chateau jadis en l'honneur de La Trinité,

etc.

complément entre les années 130 et 1540. C'est alors que, d'un côté, au rondpoint de l'abside, la première Renaissance s'est distinguée par quelques-unes de ses plus gracieuses compositions ‘, que, de l'autre, en avant de la porte principale, la fabrique a fait élever le beau porche dont il vient d'être question. Et pour cela, ainsi que nous le disions en commençant, très probablement Falaise n'a pas eu recours à un maitre étranger. C’est un de ses enfants qui, combinant certains éléments anciens avec les nouvelles exigences décoratives, a produit une œuvre d'un caractère quelque peu étrange, mais très remarquable à tous égards.

En Normandie, les tours centrales des églises prennent généralement une grande importance et leurs étages, décorés de galeries à jour qui se voient de l'intérieur, forment comme une immense lanterne donnant de l'air, de la lumière et de l'espace au centre de l'édifice. Cette disposition, dont l'origine remonte à l'époque romane, que l'on trouve à Saint-Étienne de Caen, aussi bien qu’à l'abbaye de Jumièges, à la cathédrale de Rouen et à celle d'Évreux, après s'être maintenue durant tout le moyen âge, devait encore, au xvr siècle, fournir aux architectes l'occasion de produire d'admirables chefs-d'œuvre. Pour ne citer qu'un exemple, il ne semble pas, en effet, que la belle lanterne de l'église Saint-Pierre, à Coutances*, ait commencé À voir monter ses assises avant la fin du règne de François I, Dans tous les cas nous sommes certains que la construction ne dépassait pas, en 1550, la hauteur de la seconde galerie, puisque, sur les piédestaux des

colonnes destinées à recevoir les seize nervures de la voûte, cette date se lit en

grandes lettres richement ornées. Bien plus, tout porte à croire qu'une interruption eut lieu vers le même temps dans les travaux‘. Pendant trente ans la tour demeura veuve de son étage supérieur, qui ne remonte pas au delà du règne de Henri III. C'est ce qui explique les négligences du couronnement. La richesse ne va pas seulement en diminuant; il y a une certaine gaucherie dans

les ouvertures du dernier étage. Maitre Nicolas Saurel”, qui reçut mission de

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