Deville, op. & 3. P. Baudry, LE 4. CRE. A M 5.A
Deville, Revue des architec
oissiale de Saint-Vincent de Rouen, 1875, p.13:
nirs du vieux Rouen, 1878, in-4.
es, etc., p. 66.
leur attirer toutes sortes d’ennuis. Presque en même temps ils s'entendent reprocher, d'un côté, trop de hardiesse et, de l’autre, trop de timidité.
Les difficultés dont nous avons parlé sont tellement vraies qu'architectes et sculpteurs, chaque fois qu'ils pouvaient agir en liberté, ne manquaient jamais de se conformer aux idées nouvelles. Témoin les trois galeries de l'aître Saint- Maclou qui furent exécutées de 1426 à 1533, ainsi que le démontrent des documents authentiques ‘. Rien n'est plus avancé en aucun lieu à cette date et les colonnes qui reposent sur un soubassement mouluré sont partagées, dans leur hauteur, entre des cannelures rudentées et une série de bas-relief, figurant les nombreux épisodes de la célèbre danse macabre. En outre, ces derniers, quoique mutilés, font songer aux statuettes de l’admirable tombeau que l'on élevait alors au cardinal Georges d'Amboise. « C'est la même science », écrivait Berty, il y a déjà une vingtaine d'années, « avec plus de verve et d'originalité*. » Aussi ne doit-on pas en négliger l'étude, si l'on veut se rendre compte de la place tenue par l’école de Rouen dans l'ensemble de la sculpture française *.
Ce que nous avons dit de l’aître Saint-Maclou peut également s'appliquer au svelte et élégant édicule connu sous le nom de chapelle Saint-Romain, bien qu'il soit très empêché de pouvoir, à proprement parler, servir à aucune cérémonie du culte*. Le corps de ville, qui fit tous les frais de la construction”, loin d'avoir, en effet, le moindre motif de repousser les innovations du moment, se sentait au contraire entrainé vers elles, et le clergé, dans son élan de reconnaissance pour
un service rendu, ne trouvait pas sans doute, comme en un grand nombre de cas
1. Cf. H. Langlois, Rouer au xvi° siècle et la danse des morts du cimetière Saint-Maclou, 1833. — Nous parlons
siècle. Quant au nom sous lequel ce cimetière
s nord, est er ouest; celle du sud ne date que du milieu du xvne
, il vient du mor latin atrium; c’est une allusion à la partie des maisons romaines avec laquelle il a quelque ressemblance.
2. La Renaissance monumentale em France, 1864, t. l®, ad finem.
é à l’aître
es qui ont travaill
3. Grâce aux recherches de M. Deville, nous savons les noms de presque tous les artis
SaineMaclou. « De 1527 à 1529, dit-il ce figures de la danse macabre furenc sculptées par Denis Leselin ou
ingt-0
Lesselin ; deux par Adam Leselin, frère où parent de celui-ci, et deux dernières par Gaultier-Leprevost. Les quatorze piliers
qui portaient ces figures furent exécutés par Guillaume Trubert, Guillaume Ribel, Jean Louvel et Nicolas Canu. Les
figures étaient payées aux ymaginiers, autrement dits railleurs d'images, quinze sous pièce; les piliers aux maitres maçons,
tres furent recoüverts de couc t Jacques
quatre livres dix sous. Piliers et fig huile et de peinture par Robert Coll
La Danse complète devait se composer de cinquante-six person.
, y compris les squelertes. Il en a été mentionné
La lacune qui existe dans les comptes à partir de 1529 n'a pas permis d'indiquer le nom des imaginiers qui seulptèrenc les vingt-huit dernières figures; mais il est bien présumable qu’elles sortirent du ciseau de Denis Leselin. » gures; P q
H. Langl
4. On y faisait seulement, le jour de Ascension de chaque année, ce que l’on appelait la levée de la fierte ou c
ne ce appendice,
S, op. cit
se
de Saint-Romain. Or, pour cette cérémonie, il suffisait d'avoir une estrade élevée qui permit à une foule nombreuse d’aper-
cevoir le prisonnier choisi par le chapitre soulevanctrois fois de suite la châsse en question, avant d'être mis solennellement en liberté. C£. A. Floquet, Histoire du privilège de Saint-Romain, 2 vol., 1833
5- L'accord conelu avec le chapitre à ce sujet est daté du 10 septembre 1542.
semblables, d'objections sérieuses à élever. D'où il s'ensuit que le monument en