‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 36 sur 82 · Sur l'avant-corps qui coupe les lo · texte numérisé non relu

Sur l'avant-corps qui coupe les lo

ues lignes de la façade, assez monotone du reste, font saillie, de chaque côté,

s cha es des deux s

ues. Quant aux voi

s du premier éta

ge, elles reposent sur des nervures très

aplaties er formées de portior

3: En souvenir des propriétaires, François II de La Rochefoucauld et Anne de Polignac sa femme.

L'ANGOUMOIS

encore le portrait de l'architecte cherché". Ce dernier se serait représenté à mi-corps, les mains appuyées sur une balustrade, au haut du grand escalier, qui est la partie principale du château. Puis, dans le but de renseigner plus complètement la postérité, d'un pinceau trempé dans de l'ocre rouge, il aurait tout à côté tracé l'inscription suivante : A. FONTANT. 1538.

On nous accordera, très probablement, que la manière de procéder, révélée

en dernier lieu, ne laisse pas déjà de paraître fort étrange. D'ordinaire, les archi-

tectes se servent du ciseau pour les indications dont ils tiennent à assurer la durée. Même à la Rochefoucauld, il n'y a pas exception sur ce point, et c'est dans la pierre qu'est gravée, par exemple, la date de 1528, au bas de l'escalier. Ajoutons que l'inscription, aujourd'hui disparue?, si l'on en juge par le fac-similé donné par l'abbé Michon’, est loin de présenter les caractères du xvi siècle. Il y a donc tout lieu de croire à une sorte de mystification, dont le prétendu portrait sculpté à la balustrade a suggéré l'idée. Un architecte ne se fût pas ainsi affublé du camail de folie#, et ses deux mains, au lieu de retenir par les ailes un oiseau, eussent été armées de l'équerre et du compasÿ.

Les raisons déjà mises en avant pour nier une découverte trop facilement acceptée jusqu'ici® ne sont pas les seules que l'on puisse faire valoir. En eflet, quel architecte se fût permis, lorsque, d'après les mœurs du temps, si peu de considération lui était accordée?

, de donner une telle importance à son propre

portrait? Même sous le dég:

iisement que nous savons, la chose n'eût pu se faire et, d’ailleurs, l'inscription tracée à côté rendait toute précaution inutile.

Déjà il est assez facile de s’apercevoir que la Renaissance a pénétré en Angoumois par accident. Les plus belles œuvres, sans racine aucune dans le pays, font souvenir de maîtres qui jouissaient au loin d'une juste renommée. Et les exemples donnés, loin de profiter sur-le-champ, n’exercent le plus souvent une

influence que bien longtemps après. C’est ainsi que le château de Bouteville®, pour

1. Michon, Statistique monumentale de la Charente, 1844, p. 233-239. 2. Elle n'existait déjà plus en 1875. Cf. E. Biais, Observations sur um haut-relief du château de la Ro:

cauld, p. 4 3. Op. cit., pl. I 4. Là où Michon avait vu des houpp

à l'extrémité des découpures en dents de scie du camail, existent des gre-

ts. Ilnyad

pas à se cromp la qualification du pers

nce d’un oiseau ainsi empêché de prendre son vol le « symbole de cette renommée

ire que les artistes s'efforcent de retenir » (Michon, op. cir., p. 234) peut être nous la croyons fort 1 { P P- 234) P )

Dictionnaire des architectes fr 2,t I, p. 269. — Ch. Bauchal, Nouveau dictionnaire bio-

que er critique (!) des

architectes fre

s, 1887, p jet, €. Il, p. 224

ent de Cognac. Cf, P, de Lacroix, le Château de Bouteville, 1875 111 67

vons dit à

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