‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 41 sur 82 · Bien que démolie en 1854 par M. Abadie, la chapel · texte numérisé non relu

Bien que démolie en 1854 par M. Abadie, la chapel

le Saint-Gelais n’en continua pas moins de figurer sur la

jusqu'en 1886. Dans les bureaux du Palais-Royal, on ignorait, paraît-il, cet acte inqualifis

eul, a fait plus de mal au:

qui, à lui

olutions.

gieuses et toutes le

L'ANGOUMOIS

IT

A l'exception d'un seul, celui de Sansac, situé aux environs de Confolens, entre Cellefrouin et Champagne-Mouton, tous les châteaux bâtis en Angoumois, à l'époque de la Renaissance, se trouvent également au sud d'une ligne qui, après avoir suivi le cours de la Charente, de Cognac à Angoulême, oblique vers Montembœuf et la frontière du Limousin, Mais la partie voisine du Périgord demeure, cette fois, en dehors du mouvement, qui ne gagne même pas les cantons de Baignes, Blanzac et la Valette. Au centre de la province, l'espace ainsi délimité

décrit une sorte de triangle dont la base, tournée vers la Saintonge, s'étend de

Cognac à Montchaude, et si l'on ne savait, d'autre part, comment les choses se sont passées, il y aurait lieu de croire à une initiation venue de ce côté-là.

Un historien de l'Angoumois, Vigier de la Pile, nous dit en parlant de Jean Calluaud, premier abbé commendataire de la Couronne : « Il avait beaucoup de crédit. C'est lui qui fit bâtir la belle maison de l'Oisellerie ". » La question de

date, qui est souvent si embarra

sante, se trouve donc très approximativement tranchée pour un monument d'un certain intérêt; car l'espace dans lequel on peut se mouvoir ne dépasse pas six années, de 1516 à 15222. La galerie de Cognac était alors terminée, et l'on travaillait déjà au château de la Rochefoucauld, ainsi que nous le démontrerons tout à l'heure. Rien n'empêcherait donc, au besoin, que dans le pays on se fût déjà mis à pratiquer la nouvelle architecture. Mais Jean Calluaud, en même temps qu'abbé de la Couronne, était évêque de Senlis; sa vie se passait, soit en voyage, soit à la cour, et nous ne croyons

pas nous tromper en supposant que les plans du château projeté aient été faits

1. Histoire de l’Angoumois, éd. Michon, 1846, p. xcur. Le château de l'Oisellerie est à 7 nètres au sud

goulême, tout

e l'abbaye de la Couronne.

dates s'appliquent au grand château et non au petit, dû, nous le savons, à un membre de la même famille.

loin de l'Angoumois. Du reste, s'il en était autrement, l'œuvre se distinguerait par quelques détails caractéristiques; on trouverait, autour d'elle, à quoi la rattacher.

Deux autres châteaux, le Breuil' et Luchet”?, appartiennent encore à la première Renaissance. Ils sont situés dans la même région et très probablement

: Fe Pare :

sont dus à la même main 3. Dans tous les cas, l'influence de la Rochefoucauld se

CHATEAU DE MONTCHAUDE

manifeste ici pleinement, ce qui n'a rien d'extraordinaire, puisque nous sommes en 1535 OU 140 environ. À la longue, l'Angoumois finit par secouer sa torpeur, et, sans le secours d'autrui, on le voit produire des œuvres relativement remar-

quables. Tel est, par exemple, le château de Montchaude, à peu de distance de

r-Charente

eu plus loin.

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