‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 42 sur 82 · Commune de Lignières, même · texte numérisé non relu

Commune de Lignières, même

direction, mais un

. L'architecte si

un nommé Philippe, ainsi qu'il résulte de l'inscription suivante relevée au Breuil par feu

Michon (Statistique, e

La mil V°...

fut achevée cette maison par

moy phe..,

4. Adolphe Lance (Dictionnaire, ete. t, IL, p. 209), qui ne semble pas se douter des lacunes présentées par l'inscription

(| du Breuil, parle à >: Quant à M. Bauchal (Dictionnaire, etc, p. 471), nous ne savons sur quôi il se fonde pour

mettre en avant

L'ANGOUMOIS

Barbezieux; tel aussi le château de Sansac, dont nous avons parlé plus haut. L'un

et l’autre, au moins pour la plus grande partie, ont été élevés sous le règne

d'Henri II, c'est-à-dire à une date où rien ne pouvait arrêter l'impulsion donnée. Cependant, avant de trouver une véritable activité, il faut attendre la fin du xvi siècle et même le commencement du xvif. Par un phénomène assez singulier, alors seulement, de tous côtés, on se mit à bâtir. Vilhonneur, Rencogne, Ars, Maillou, la Roche-Chandry, Bouteville et Château-Chenel appartiennent à l'époque indiquée. D'où il ne s'ensuit pas, comme on pourrait le croire, que nous

ayons des constructions correspondant plus ou moins exactement avec les règnes

d'Henri HI, d'Henri IV ou de Louis XIII. L’Angoumois n’a rien voulu laisser perdre de ce qui se faisait précédemment, et non seulement certains détails d’ornementation rappellent un temps déjà fort éloigné”, mais aux angles se dressent

encore parfois d'énormes tours?, les mâchicoulis demeurent en honneur 3 ou sont

remplacés par un crénelage ininterrompu 4.

Nous savons maintenant à quoi nous en tenir sur l'introduction, aussi bien que sur le développement de la Renaissance en Angoumois. Cela, toutefois, serait loin d’être suflisant, si rien ne venait faire obstacle à des discussions plus étendues. Mais l’espace dont nous pouvons disposer étant très restreint, on comprendra facilement qu'au lieu de passer en revue des œuvres secondaires, toute notre attention soit donnée au château de la Rochefoucauld, considéré à bon droit comme l'une des merveilles de la province.

A quelle époque furent jetées les fondations des deux grands corps de logis qui dominent si fièrement la vallée de la Tardoire ? Cette question ne semble pas avoir été très étudiée jusqu'ici, et, généralement, l'on se contente de répéter, avec l'éloquent défenseur d’Antoine Fontant, que les travaux durèrent dix ans, de 1528 à 15385. Mais la première date, relevée sous la galerie méridionale, au bas de l'escalier, correspond à un état avancé de la construction. Entre le niveau de la cour et celui des terrasses, il y a une différence de plusieurs mètres. Les cuisines et autres pièces de service sont aménagées en contre-bas, et nulle part ailleurs on ne trouve plus d'ampleur, plus d'élévation, plus de lumière directement versée. Ajoutez à cela que la première galerie tout au moins devait être alors achevée; car,

autrement, l’une des parties principales eût difficilement pu être mise entre les

r, La Roche-Chandry.

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