‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 43 sur 82 · Bouteville, . La Roc · texte numérisé non relu

Bouteville, . La Roc

ville, Château-Chenel, Gardépée, etc.

Chandry, Bois-Charente, etc.

Sratistique, ete., p. 233.

mains du sculpteur. Même en nous bornant à aflirmer l'existence de l'indispensable, nous nous voyons ainsi ramenés de plusieurs années en arrière. Les travaux, suivant toutes probabilités, durent commencer peu de temps après le mariage de François II de La Rochefoucauld avec Anne de Polignac, c'est-à-dire en 1$19 ou 1$20°. Et, pour expliquer le caractère qu'ils ont revêtu, aussi bien que leur importance, il ne suffit pas de rappeler la situation des deux époux

auprès du successeur de Louis XII, non plus que les goûts si distingués de la

nouvelle châtelaine érection de la baronnie en comté devait faire naître le

désir de transformer la demeure des aïeux. Partout, en semblable occasion, la même chose sest produite, et, sans aucun doute, l'honneur de mettre le premier la main à l'œuvre eût échappé au fils, si la mort ne fût venue frapper le père quelques mois seulement après avoir reçu du roi son filleul la récompense méritée par de longs et loyaux services 5.

La seconde date indiquée, bien que plus vraisemblable,

soulève cependant quelques objections. Son sort est lié à celui de l'inscription où figure le nom d'Antoine Fontant, et l'on sait quelle créance on doit avoir en ce document. Pour se former une opinion, il faut avoir recours au testament du comte François Il, qui, au moment de mourir, en 1$33, demande que « la chapelle de la Rochefoucauld soit achevée et dédiée à Notre-Dame ». S'il ne parle pas du reste du château, il ne s'ensuit pas absolument que de ce côté-là il n'y eût rien

à faire; mais cette opinion, néanmoins, a pour elle une grande probabilité. La

construction, d'ailleurs, aurait ainsi.duré quatorze ou quinze années, et pour expli-

quer, à la balustrade, les F et les A qui se succèdent indéfiniment, point n'est besoin, comme à Oiron et à Thouarst, d'évoquer une fidélité rétrospective. Le veuvage d'Anne de Polignac est postérieur à l'achèvement non seulement de l'aile méridionale, mais encore de celle comprise, à l’est, entre une tour du xv: siècle et a chapelle.

La partie la plus originale du château se trouve à l'intérieur de la cour. Frappé, dirait-on, de l'inconvénient présenté par des pièces occupant toute la

argeur du corps de logis, l'architecte a voulu, à chaque étage, établir de

aciles communications. Cette disposition, très fréquente en Italie, ne se ren-

contre, si nous ne nous trompons, de ce côté des Alpes, qu'à Dampierre

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