‹ La renaissance en France (volume 5)Chapitre 15 sur 55 · La maison de Silly n'était à Roche · texte numérisé non relu

La maison de Silly n'était à Roche

ay VII, dernier descendant de la famille de ce nom, à

. Cetre dernière, vers

Guyon, la l'an 1500, fut unie à Bertin de Silly, dont elle eut crois fils, Charles, Nicolas et Louis. (Cf.

re Anselme, Histoire généalogique, ete., VII, 172.) 3. Fille de Guy XVI, comte de Laval, et d'Anne de Montmorency.

(ETS

E,Sadoux, se

EGLISE DE VETHEUIL

mp. À Quantin

gardé, jamais peut-être leurs noms n'eussent seulement frappé nos oreilles'. Quoi qu'il en soit, il est difficile maintenant de ne pas se demander à quelle occasion Louis de Silly et sa femme prirent la résolution de faire continuer les

Si nous

travaux de l'église de Vétheuil, interrompus depuis de longues année ne nous trompons, c'est à un heureux événement de famille que l'édifice est redevable de son dernier complément. Le seigneur de la Roche-Guyon, bien que marié en 1539, était demeuré sans héritier jusqu'en 1$$1. Mais à cette date, la naissance d’un fils, en venant combler tous ses vœux, dut forcément entraîner avec elle de nombreux actes de générosité. Rien n'empêcherait même, dans le cas présent, de croire à des promesses faites par avance, car il s'agit d'une église consacrée à la Vierge et qui, alors comme aujourd'hui, était le but d'un pèlerinage fréquenté. Loin de contredire cette opinion, le style employé, d'ailleurs, soit dans la partie supérieure de la façade, soit dans le portique méridional, ne fait, au contraire, que lui donner plus de poids. Nous sommes bien en présence d'une construction qui rappelle le milieu du xvi siècle. Et puis, estce faire preuve de trop de hardiesse que de supposer à l'artiste, qui a semé sur lés murs des dauphins à profusion, une intention secrète que chacun devinait facilement? Cet emblème, autrement, n'eût eu aucune raison d'être joint au croissant de Henri Il, et Louis de Silly, en faisant sculpter le chiffre dont il a été question au début, avait suffisamment affirmé sa loyauté envers le souverain. Donc, tout ici parle en faveur d'une sorte d'ex-voto; nous avons sous les yeux un monument dont l'achèvement fut décidé en un jour d'allégresse, pour célébrer la venue d'un enfant d'autant mieux accueilli, qu'il avait été plus longtemps attendu.

Quant au nom de l'architecte chargé de répondre au désir qu'on lui exprimait, il s'impose à nous, pour ainsi dire, dès le premier instant. En 1$$1, Jehan Grappin, qui venait de terminer le portail de Saint-Gervais, était libre de son temps et nul doute qu'il ne jouît alors d'une grande réputation dans toute la contrée. Aussi la pensée se reporterait-elle vers lui immédiatement, quand bien

même sa manière ne serait encore rappelée par une foule de détails. C'est là

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