‹ La renaissance en France (volume 5)Chapitre 27 sur 55 · VASE DU CŒUR DE FRANÇOIS IE · texte numérisé non relu

VASE DU CŒUR DE FRANÇOIS IE

Lnp.

Quentin

fragment original. Ce dernier, en effet, détaché du vase qu'il surmontait avant la vente dérisoire consentie par le Domaine en janvier 1793, est demeuré jusqu'ici entre les mains d'un particulier“ qui, sans doute, un jour ne manquera pas de sacrifier-une précieuse relique au plaisir de compléter un admirable monument. La seule peine que nous ayons prise, c'est d’avoir indiqué au dessinateur la maison où il trouverait le modèle dont il avait besoin, pour rentrer à la fois dans le bon goût et la vérité.

Quant à l'attribution formulée dès le début, elle est incontestable, et bien souvent a été signalé le passage suivant des Comptes : « À Pierre Bontemps, maistre sculpteur, la somme de 115 liv., pour ouvrages de maçonnerie et taille de sculpture en marbre par luy faits de neuf au sépulcre, en forme de serlobastre

(stylobate) de marbre, fait de neuf dedans le cœur de l'église de l'abbaye des Hautes-

Bruyères où est le cœur du feu Roy François :. » D'après cela, le même artiste a

1. Voir à ce sujet, dans le Bullerin monumental (KLIII, 192), un intéressant article de M. A. de Dion. L'auteur

établit que la légende de Lenoir donnant une corde de bois pour acquérir le monument du cœur de François Ie, bien que

tée par MM. de Guilhermy er Sauvageot, ne repose sur aucun fondement, Le procès-verbal de la vente des meubles de

Haute-Bruyére, en effet, porte sous le n° 154: rem, le mausolée en marbre blanc de François I, crié à la somme de 24 livres, a été adjugé après plusieurs enchères au citoyen Percheron pour 52 livres 22 sous. « Outre que cette somme, dit M. de Dion, trat du comté de

dépasse de beaucoup le prix d’une corde de bois, il est permis de croire que M. Percheron, ancien m

Montfort, voulait sauver le monument d’un grand roi en le donnant au musée des Petits-Augustins .»

es des Archives de Seine-et-Oise, La première semble

us joïndrons deux lettres inédites ti

en contradiction avec le procès-verbal dont il vient d'être présenté un extrait. Peut-être, d’un commun accord, la vente in-

diquée ne fu

maintenue. Quoi qu'il en soit, si le Domaine eur des remords, ils n’allérent pas, durant sep anné

isons. Aussi ne saurions-nous

jusqu'à mettre le uses sculptures de Bontemps à l'abri de toutes les intempéries des

trop admirer le merveilleux état de conservation dans lequel elles se trouvent encore aujourd'hui.

Paris, 15 germinal an VIII (8 avril 1800).

Le MINISTRE DE L'INTÉRIEUR AU PRÉFET DU DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OIse,

le citoyen Lenoir, administrateur du musée des monuments français, à retirer de chez l’acqué-

sistanc en un für de colonne en

reur de la ci-devant abbaye de Haute-Bruyére un monument érigé à François Le, cc

marbre blanc, orné de bases ec de corniches, d'un travail précieux représentant les beaux-arts; cette colonne er le vase

ent à l'abandon dans

qui la surmonte contenant le cœur de François Ie® ont été ri s de la vente du Domaine et res à

cour de l'acquéreur, Je vous invite à donner au citoyen Lenoir toutes les facilités possibles pour le transport de ce monu-

ment.

Je vous salue.

Lucrex BONAPARTE.

Le CHEF DE Division ARNAULT

IT

Citoyen Pr

le

Je me suit aquité de la commi relatif à la circulaire que vous m'avez fait pass

ion que vous m'avez chargé

22 germinal à lefec de l’enlevement d’un vase de marbre bland a la ci devant abaie de Hautebruiller. Je vous préviens qu'il

ce crouve à labandon dant la court de laquéreur un beau morceau de piédestal avec une corniche dessus. La pièce dant

lequel étoit renferme le ceur de françois I est chez le propriétaire dudit lieu.

Salut er fraternité.

Le maire provisoire,

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