Trois des angles
de le cour sont occupés par des tourelles que couronne un petit dôme ou calotte de pierre. 2. Au droit de l'escalier d'honneur, composé de deux rampes droites séparées par un mur d’échiflre, qui occupe
toute la largeur du corps de bâtiment nord, se projette, par exemple, du cô
du parc, un petit avant-corps formant loggia , E 88
à chaque étage.
3. Outre le château que tout le monde connaît, Saint-Germain en posséda longtemps un autre sur le bord du coteau. Ce dernier, commencé sous Henri I, au dire de Du Cerceau, fut considérablement développé en 1594, sous la direction de Guillaume Marchant, architecte de Henri IV. Il n'en reste plus aujourd’hui que des débris de terrasses ec un pavillon transformé en restaurant.
4. M. Millet, qui de 1862 à 1880 a été chargé de rendre au château de Saint-Germain sa physionomie première, nous paraîe donc d'autant plus coupable. Outre ce que nous avons dit tout à l'heure, on peut lui reprocher, par exemple, en même temps qu’il sacrifiait les énormes pavillons élevés sous Louis XIV par Jules Hardouin-Mansard, de n'avoir pas fait disparaître les terras
s établies également vers le milieu du xvnt siècle au-dessus du chemin de ronde. Loin de là il les a reconstruites dans un style absolument fait pour tromper le pub
c. L'opposition cherchée par Pierre Chambiges entre le bas er le haut
du château n'existe plus; on voir que l'intérêc historique, donc il doit toujours. être tenu grandement compte, se trouve considérablement diminué de ce chef.
s- « Apri
accompaigné d'un b
avoir fait bastir le chasteau de Saint-Germain en Laye, voyant iceluy luy estre tanc à gré, comme d’estre
si prochain, le Roy choisit un endroit en iceluy, dudit chasteau, où les bestes rousses lassées du travail de la chasse se retiroyent : et y feit dresser ceste maison pour avoir
près d'un petit marescage, distant de deux lieuës
le plaisir de veoir La fin d'icelles, et la nomma la Muette, comme lieu seul et séparé er fermé de bois de tous costez. » Lesplus excellents bastiments de France. A peine est-ilb
oin de dire combien est hasardée
l'étymologie donnée par Du Cerceau. On dési-
gnait, au moyen âge, sous le nom de Muertes, certaines maisons isolées au milieu des bois où l'on gardait les mues de cerfs.
6. Comptes des bâtiments du Roi, t. L, p. 217-227; t. Il, p. 292-293. — Le marché fait et passé avec Pierre Chambiges est daté du mercredi 22 mars r54r. De même qu’à Saint-Germain en Laye, Guillaume Guillain ec Jehan Langeoïs furent chargés de continuer les travaux à partir du 15 juillec 1544. Moins de quatre ans plus tard tout était terminé, puisque
le procès-verbal de réception du château porte la date du 27 janvier 1548.
7. Le château de la Muerte a é ruit non à l’époque de la Révolution, comme le prétend Berty (Grands architectes français, etc., p. 27) qui, du reste, confond cer édifice avec un autre du même nom près de Passy, mais dans les dernières années du règne de Louis XV. C’est alors que sur son emplacement fuc élevé le pavillon dont la silhouette se dessine à l'extrémité d’une longue avenue, entre les stations de Maisons-Laffitte et de Conflans-Sainte-Honorine, sur la ligne de Paris à Rouen.
se reflétait mieux le talent de l’habile architecte. Là tout était de sa main : plan, ordonnance extérieure et arrangement du dedans. Comme à Challuau, nous voyons « qu'une masse » était « accompagnee de quatre quadres, autrement pavillons, és coings! ». Seulement tandis que, dans le premier château, on admirait principalement la chapelle*, dans le second, c'est vers l'escalier que se portait l'attention. Situé « sur le devant, du costé de l’entree », il livrait, en son milieu, passage à une allée, qui tenait de la sorte quelque peu éloignées deux séries de marches absolument semblables et opposées’. Nous sommes loin, on le voit,
des escaliers à vis et des rampes droites séparées par un mur d'échiffre. Pareille