Îl ne reste plus que la partie inférieure des deux v
iêres qui montrent, d’un côté, les cinq fils du connéable à
genoux (le plus âgé est revêtu d’une cotte armoriée comme à l'église d’Écouen) e
de l'autre, ses cinq filles naturellement dans la même position. Derrière les premiers est figuré debout saint Jean l'Évangélisre ec derrière les secondes sainte Agathe. Ces précieux débris font également partie de la collection du duc d'Aumale, à Chantilly.
il e
qu'il faut cette fois nous tourner pour trouver des points de ressemblance. On peut même dire que l'artiste avait dans certaines parties à peine modifié ses cartons, car il s'agissait toujours de représenter la nombreuse famille d'Anne de Montmorency et de Madeleine de Savoie. La question d’origine se trouve donc avoir été tranchée précédemment et nous ne pouvons que renvoyer aux discussions qui établissent, dans la circonstance, les droits de Nicolas Le Pot à toute notre admiration.
Si les vitraux nous ont arrêté longtemps, il n'en sera pas de même des pavés faïencés qui constituaient alors, de ce côté des Alpes, une véritable innovation *. On a presque tout dit, en effet, sur ces précieux spécimens de l'art au xvr siècle, qu'une courte inscription fait sortir de la ville de Rouen’, où, suivant l'ingénieuse conjecture de M. André Potter, ils auraient été fabriqués par Maclou Alabaquesne+. La seule lacune est relative à l'époque de l'exécution que l'on veut restreindre à l’année 1542, tandis qu'elle embrasse un temps beaucoup plus considérable. A proprement parler, cette partie de la décoration a suivi le développement du château et des appels étaient faits à l'atelier qui avait toutes les préférences, à mesure que le besoin s'en faisait sentir.
Quand nous aurons dit maintenant que, grâce à l'emploi de couleurs adoucies, le carrelage d'Écouen s'harmonise merveilleusement avec tout ce qui l'entoure,
que nul tapis, peut-être, ne produirait un effet comparable, rien ne nous empê-