‹ La renaissance en France (volume 5)Chapitre 49 sur 55 · Jusqu’alors on ne · texte numérisé non relu

Jusqu’alors on ne

air servi que de carrelages vernissés, c'est-à-dire revêtus d'une glaçure à base de plomb

nécessairement translucide, er d

e teinte jaunâtre chaque fois qu’elle n'a pas ngée avec certains oxydes métalliques. Dans les pavés faiencés où émaillés i

äi 3. Cette inscription que l'on a mis si peu d'empressement à lire porte la mention suivante : A. ROVEN 1542.

au contraire, la couverte a pour base l'oxyde d’étain qui, au lieu d'aider à la transpa-

rence, dissimule complètement, par son opacité, la teinte de l’objet sous-jacent.

4 , 1869, p. 5. — Historre de la faience de Roue imaïllés, p. 80-81.

$. Voici la liste des différents motifs d’orr

par André Pottier. Rouen, 1870. In-4°. — Amé, /es Carr

entation que nous avons relevés soit dans la chapelle, soit dans la salle

des fêtes, au premier étage de l'aile droite : 1° l'écu de Montmorency entre deux épées nues, la pointe en haut, nues

par un dextrochère où main droite armée d’un gantele et sortant d'une nuée. Devise : Arma tenenti omnia dat qui iusta

negat; 2° écu parti de Montmorency et de Savoie; 3° les lettres A ec M enk deux fois er sé

rées par

l'épée de connétable, sorte de glaive fort grand, semé de fleurs de lis ec destiné à la parade; 4° même monogramme,

entre deux épées nues comme au n° r. Sur les côtés, banderoles, avec le mot AIIAANOS, « qui est sans fraude, très fidel » suivant Brantôme ; $° l'épée de connérable tenue par un dextrochère armé d'un gantelet et sortant d’une nuée. Devise :

Fidus et veraz in iusticia tudicat et pugnat (Apocalypse de

Jean, ch. xx, v. 21); 6 les trois croissants de Henri II et la devise bien connue : Donec totum impleat orbem ; 7° les lettres A ec M enlacées, des D et des K adossés rappelant les noms d’Anne de Montmorency (peut-être d’Anne et de Madeleine de Savoie), de Diane de Poiti 8 écu de Fra

Boulongne et d'Auvergne; ro arc-en-ciel brillant dans un ciel chargé de nuages, emblème de Catherine de Médicis

s et de Catherine de Médicis ;

ce entouré du collier de l’ordre de Saint-Michel; o° écu de France er de Médicis avec écartèlements de

« Qui est aurant à dire que, cout ainsy que ce feu et ar iel apporte ec signifie le beau temps après la pluye, aussi ceste,

AMHX*ANIAE* mot à mor : la bonne espérance er, par extension, la gaieté, la bonne humeur)

reyne estoit vray signe de clarté, EYEAIIISTIA"TIEPI, L’espi est le meilleur soutien contre les difficultés de la vie.

nité ec tranquillité de paix.» Brantôme, Vies des dames illustres. De

chera plus de jeter un coup d'œil sur la grande et belle cheminée qui orne la

salle des Fêtes. On à voulu parfois en faire une œuvre du temps de François [°,

CHEMINÉE D'OMERVILLE.

mais, comme elle se trouve dans un corps de bâtiments commencé au plus tôt

en 1$$0, cette opinion ne paraît pas soutenable'. En réalité, il serait plus facile de

1. L'argument tiré d'un déplacement ne peut être invoqué, en présence du style qui est bien celui de la seconde moitié du xvr siécle,

descendre jusqu’à l’année 15 $9 qui vit achever la décoration du château’. A cette

les gaines, les pilastres et autres ornements un peu lourds. Nous ne parlons pas

date, les fortes moulures étaient en honneur et l'on multipliait volontiers

du mélange des marbres qui a également sa signification dans la circonstance. Seule la Victoire, qui tient en sa main l'épée de connétable* et occupe si bien le centre de la composition, pourrait donner lieu à réfléchir. Mais nous avons affaire ici à Jean Goujon, dont la manière ne se transformait pas facilement. S'il eût suivi le courant, du reste, ce qui se retrouverait en ampleur compenserait à peine les pertes subies en élégance et en noble fierté.

Quoi qu'il en soit, c’est surtout dans la chapelle qu'il fallait jadis aller admirer le grand sculpteur que nous venons de nommer. Là, vers 1548, si nous ne nous trompons’, fut élevé le magnifique autel qui porte à un tel degré son empreinte que nul ne peut songer à le lui disputer raisonnablement. « Il doit être de Jean Goujon, dit M. de Montaiglon, ou alors les nymphes de la fontaine des Innocents ne seraient pas de lui, et les bas-reliefs du jubé de Saint-Germain-l’Auxerrois, maintenant conservés au Louvre, et qui sont d'autant plus authentiques qu'on en sait la date et le prix, n’en seraient pas davantage. L'identité de style et de goût, le même emploi et le même bonheur du relief bas, la ressemblance du ciseau,

l'analogie entre la décoration architecturale de l'autel et celle de la fontaine, —

et Goujon était architecte, — la conformité entre la tournure des évangélistes de Saint-Germain-lAuxerrois et celle des prophètes d'Ecouen*, sont si frappantes qu'il ne me paraît pas pouvoir rester sur ce point le moindre doutes. »

La question d'authenticité ne semble donc pas contestable et, du même

coup, les rapprochements qui ont servi à l'établir suffisent à faire juger de l’impor- ? J o P

tance de l'œuvre‘. Du reste, et c'est là un des traits que nous aimons à signaler,

ICS

qui à Écouen en 154

sulte de la solennelle réception faite à Henri II au mois de juillet 1559. Ce prince était déjà venu mais, pour ainsi di ntané afin de donner & étable un témoignage

e d'Anne de Mcat-

une première foi public de sa haute estime. Quant au s

il n'eut

morency, qui, les travaux acb

combats.

. Jean Goujon, venu à Paris 3 ]

éputation. Le

ainsi dire,

dési d'Ecouen.

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