‹ La renaissance en FranceChapitre 12 sur 39 · Cette maison s’ap · texte numérisé non relu

Cette maison s’ap

lait autrefois, nous ne savons pourquoi, Maison du Pont-d'Amour

2. On lisait autrefois dans la cachédral CY GIST IEHAN VAST MAISTRE MACON EN L'EGLISE DE CÉANS LEQYEL DECEDA LE 3° IOVR DE NOVEMBRE 1524 ET AVSSI IEHAN VAST, SON FILS, QVI DECEDA LI NOVEMBRI Nous n’ajouterons rien à ce que À archite ent mentionné dans

es Comptes muni , &t nous savons, @ >rdr , au transsepe de

a cathédrale

pas du premier dessein, ny pour la beauté, ny pour la commodité. Il alla de là

glise de Meignelay'. »

faire la belle voûte qui est en l'é ibert de l'Orme, l’un des plus $

A qui fera-t-on croire que Phil vants ance, se soit jamais trouvé dans l'embarras que nous

| est celui des Vast auquel pourrait s'appliquer

architectes de la Renaiss

venons d'indiquer ? En outre, que la légende? Évidemment il ne saurait être question du premier, puisqu'il était mort depuis quarante ans lorsque fut commencé le palais des Tuileries”. Le second, d'un autre côté, entre les années 1504 et 1,70, se trouvait tellement absorbé par les travaux dont nous avons parlé plus haut, qu'il ne pou-

vait guère songer à jouer un tour à ses confrères. Reste à chercher s'il n'a pas existé un troisième membre de la même famille, fils et petit-fils des précédents*. Mais cette découverte, fût-elle admise sans contestation, serait loin de nous satisfaire entièrement. Il faut n'avoir jamais vu l’église de Maignelay pour supposer que cet édifice ait pu être construit dans les dernières années du xvi‘ siècle. Ses voûtes en contre-courbe d'une originalité si puissante, qui n'ont peut-être pas leurs semblables dans la France entière, qui accusent chez l'architecte un parti pris de lutter contre les difficultés les plus grandes, sont évidemment contemporaines de l'avènement de François I‘, ainsi que le démontrent aux yeux

s entre-croisées et de mul-

de tous une ornementation surabondante, des nervur

tiples pendentifs. C'est donc au premier des Vast qu'il faut en faire honneur,

et point n'est besoin, pour se rendre compte de cette richissime architecture,

d'inventer une fable ridicule, ni de supposer un maître d'œuvre qui n'exis probablement jamais.

Nous ne quitterons pas l'église de Maignelay sans signaler un élégant

dispositions générales, le tom-

petit monument funéraire qui rappelle, par ses beau de Sidrach de Lalaing, à Saint-Omer’. Puis, en allant à Ravenel, où

nous attend un grand retable en pierre, daté de 1549 et conçu dans le pur

1. Supplément à histoire du Beauvoisis, par Denis Simon, p. 121

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