‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 101 sur 236 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

« seigneur de Guez, marcschal de France (le maréchal de Gié) pour vcoir, faire « et visiter quelques œuvres du chasteau du Verger (en Anjou), et au chasteau « d’Amboyse, et depuis au chasteau de Bloys, qui sont choses somptueuses et (.< de grant entreprise, et a tousjours hanté et fréquenté plusieurs maistres « expérimentés au dit mestier (i). »

Colin Byart serait né à Amboise en 1460. Sa parenté avec Peronnelle Biart, qui épousa le maître maçon Claude Sourdeau, est probable. Il put faire son apprentissage de maçon-tailleur de pierre dans d’excellentes conditions. En ce temps Louis XI faisait bâtir au château la belle chapelle Saint-Biaise et un grand corps de logis; la municipalité élevait la Maison de ville; on construisait l’église neuve de Saint-Florentin. Il y avait, dans la ville et dans la région, d’habiles maîtres d’œuvre : Jean Coquillart, Lucas Dupin, Jeannot Le Pelletier, Henri Régnault, Jehan et Martin Françoys, Jean Papin, Guillaume Gaudin, et Jehan Régnai t.

Conformément à la déclaration ci-dessus, les Registres des délibérations du Bureau de la Ville de Paris (2) contiennent trois délibérations relatives à la de la Ville de Paris, reconstruction du pont Notre-Dame, où le nom de Colin Byart figure à coté de celui de plusieurs autres maîtres maçons-tailleurs de pierre renommés, tant de Paris que de la province, mandés pour donner leurs avis sur ce grand travail :

« Le mardi tiers jour de Mars mil quatre cens quatre vingtz dix neuf, en « l’une des chambres de Parlement, en laquelle estoient Messire Guillaume de « Poictiers, gouverneur et lieutenant du Roy à Paris; maistres Martin de « Bellefaye; Guillaume Allegrin et Jehan Bouchard, conseillers du Roy en sa « court de Parlement; les commis au gouvernement de la dicte ville, messire « Jehan de Doyac, maistre Colinet de laChesnaye (3), et maistre Jacques Rebours, « procureur du Roy et d’icelle Ville : est comparu Michault Le Gros, M° tailleur « de pierre, demeurant à Paris, lequel a certilTié qu’il a, sur la rivière de Loing, et au-dessus de Nemoux (Nemours) deux lieues ou environ, une carrière en « laquelle on trouvera grande quantité de pierre bonne pour employer en « l’édiflice du pont Nostre Dame, que on aura à pris raisonnable. »

« Pour quoy a esté ordonné que lesd. M® Jacques Rebours et Michault « Le Gros, avec Me Mathieu de Louans, Colin Biart et Andry de Saint Martin, « iront demain veoir et visiter la dicte quarrière, pour de ce faire leur rapport « en l’ostel de la ville.

« Item, pour ce qu’on a fait venir plusieurs massons, tant de Blois que « Auvergne, et que besoing est pavé les logis esquelz ilz ont esté jusques à

(1) Baron de Girardot : Les artistes de Bourges depuis le Moyen âge jusqu'à la Révolution, Paris, 1861, in-8’, p. 20.

(2) Registres des délibérations du Bureau de la Ville de Paris, t. I, p. 25 et 28.

(3) Jehan de Doyac et Colinet de la Chesnaye étaient, à ce moment, maîtres des oeuvres de maçonnerie de la Ville de Paris.

Naissance de Colin Byart.

Colin Byart au service

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