‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 113 sur 236 · CHANTRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHANTRE SIXIÈME

renseignements documentaires que l’on possède actuellement sur les maîtres maçons Orléanais de la première période du xvie siècle, pendant laquelle furent construits tant d’édifices civils et religieux, tant d'hôtels et de logis privés, d’une beauté et d’une originalité incontestées, qui ont fait d’Orléans une des villes les plus monumentales et les plus pittoresques de France. Saurons-nous jamais, hélas ! quels furent les artistes de génie, sinon de grand talent, d’une fécondité d’imagination et d’une vigueur de tempérament peu communes, qui bâtirent : et la chapelle Saint-Jean et Notre-Dame de Recouvrance, ces exquises (leurs d’art écloses à l’aurore de la Renaissance; et la maison de Coligny ou des « Travaux d’Hercule », dont les sculptures si délicates, échappées au vandalisme, évoquent l’élégance et le luxe, fort prisés par les nombreux personnages auxquels elle servit successivement de demeure, le cardinal Briçonnet, la première femme de Coligny, mademoiselle de Montmorency- Laval, le cardinal Odet de Chàtillon et le prince de Condé ; et la façade intérieure de la Maison de Pierre Compaing, dite d’Agnès Sorel, d’une si luxuriante ornementation ; etc , etc., etc. ? Puissent les archives nous livrer un jour les secrets qu’elles cachent peut-être, et qui donneraient quelques noms glorieux nouveaux à l’histoire de l’Architecture nationale.

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