ET ESMAILLEUR DES OUVRAGES DE TERRE CU1TTE
« Nous François, par la grâce de Dieu, Roi de France, certifions à nos amez « et féaulx gens de nos comptes, avoir voulu et ordonne par ces présentes que « Jhérosme de Robia ait esté et soit payé des ouvrages par luy faicts et qu’il « doit encore faire en nostre chasteau de Boullongne lez Paris au pris et sommes « de deniers contenues en chacune desdictes parties par notre amé et féal « notaire Nicolas Picart par nous commis à faire le compte et payement dudict « bastiment de Boullongne, audit Jhérosme de la Robia pour tous les ouvrages « susdits, la somme de i5.o8i liv. 10 s.
« Ouvrages d’esmail »
« A Jhérosme de la Robie, sculpteur et esmailleur de terre cuitte, pour tous les « ouvrages par luy faicts d’esmail et autres certaines pièces de terre cuitte « audit bastiment de Boullongne, le 8 apvril 1 53 7 3.272 liv.
« Ouvrages d’esmail audit bastiment df. Boullongne ».
« A Jhérosme de la Robie, sculpteur et esmailleur du Roy, pour ses gaiges de « quatre années finies le dernier jour de décembre m. vc xxx viii, à 11e xi. liv. par « an et à praendre sur les deniers de l’espargne ordonnés estre distribuez autour « de la personne du Roy ixc i.x. liv. t. »
Trois autres extraits de Comptes, en date des 8 avril i53y et i540-i55o, concernent des payements personnels faits à 1’ « esmailleur de terre cuitte et sculpteur pour le Roy », pour « les ouvrages en terre cuitte, recuitte et esmaillée, faits au bastiment du Bois de Boullongne ».
Ces divers titres, par rapport à la situation administrative et professionnelle de Girolamo délia Robia au château de Madrid, sont aussi explicites que ceux qui concernent Pierre Gadyer : l’artiste italien est sculpteur et émailleur, alors que le maître maçon français est maître d'œuvre, c’est-à-dire architecte au sens actuel du terme. Dans son acte de décès (1), le premier sera bien qualifié « architecte du Roy », mais cette qualification n’a pas la portée technique qui permettrait de le considérer comme ayant jamais fait œuvre vraiment architecturale dans la construction d’un édifice; elle est habituellement jointe, dans des actes d’état civil, dans des marchés, etc., à la qualification de sculpteur, lorsqu’il s’agit d’un artiste ayant conçu et exécuté quelque monument dans le genre d'un tombeau, d’un rétable, d’un buffet d’orgues, d'une fontaine, etc.
(1) Jal : Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, p. 1066. « Le dimanche 1 1 1 1* jour des « dicts mois et an (août 1566) décéda en Nesle, noble homme Iliérosme de la Robbve, italien florentin, « architecte du Roy, et fut son corps inhumé le mesine jour environ les six heures du soir en l’église « et couvent des Augustins, suyvant ma permission » : Registre de Saint-Andrc-des-Arcs.