‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 152 sur 236 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

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et les plus superbes de l’architecture de la Renaissance française, qu'il met en parallèle avec son idéale abbaye de Thélème : « Le dict bastiment estoyt cent « fois plus magnifique que n’est Chantilly, Bonnivet ne Chambourg. » Brantôme écrivait : « Que doit-on dire de Chambourg, qui rend tout le monde en admiration « et ravissement quand on le voit! Que si les desseins eussent pu s’accomplir « d’accord, on le pourrait nommer parmi les miracles du monde. » Et un ambassadeur de la République de Venise mandait, en 1577, à Sa Seigneurie: « J’ai vu dans ma vie plusieurs constructions magnifiques, jamais aucune plus « belle ni plus riche. L’intérieur du parc dans lequel le château est situé est « rempli de forêts, de lacs, de ruisseaux, de pâturages et de lieux de chasse, et « au milieu s'élève ce bel édifice, avec ses créneaux dorés, ses ailes couvertes « de plomb, ses pavillons, ses terrasses et ses galeries, ainsi que nos poètes « romanciers décrivent le séjour de Morgane ou d’Alcine... Nous partîmes de « là émerveillés, ébahis, ou plutôt confondus (1). » J. Androuet du Cerceau résume ainsi son opinion technique et professionnelle : « Tout l’édifice est « admirable et rend un regard merveilleusement superbe (2). »

Enfin, un géographe du xvii® siècle conte que, d’après une tradition encore vivace de son temps, Charles-Quint se trouvant à Chambord, au moment où il n’y avait encore que le Donjon de terminé, déclarait qu’il était « un abrégé de « ce que peut effectuer l’industrie humaine » (3).

(1) Relations des ambassadeurs vénitiens, dans la Collection des documents inédits sur T Histoire de France, t. II, p. 300-302.

(2) J. Androuet du Cerceau : Ibidem, t. I, f° 3.

(3) D’Avity : Description générale de l'Europe, 1660, t. II, p. 394.

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