‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 179 sur 236 · CHAPITRE QUATORZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIEME

Jacquet dit Grenoble.

Pierre Hannon.

« ni aux petits anges qui se tiennent suspendus aux retombées, nous devons « citer la couronne tout évidée à jour qui semble descendre de la voûte, comme « un splendide emblème de celle que la Vierge a reçue dans le Ciel. Elle a « six pieds de diamètre et trois pieds six pouces de saillie... La date de 1 5 1 7 se « lit en lettres de reliefs sur les bords de la couronne. Un donjon fortifié et « des étoiles rappellent les titres de Tour de David et d’Etoile du Matin que « les litanies donnent à la mère de Jésus ; à la voûte du collatéral en avant de « la chapelle, une croix, entourée d’une banderolle, se découpe au croisement « des nervures. »

Mathieu Jacquet eut un fils du prénom de Jean, qui fut attaché en qualité d’architecte, à l’église Saint-Gervais, de i58oà i6o3.

Dans les « Comptes des Bâtiments du roi » concernant Fontainebleau, figure Antoine Jacquet, dit Grenoble, comme « maçon », associé, tantôt avec Jean de Lambray et Barthélemy Le Clerc, tantôt avec Pierre Girard, dit Castoret, pour de très importants travaux de maçonnerie exécutés en 1 55g, et en 1570; et comme « imager », employé à des besognes de « réparemens des « figures de bronze antiques londues à la fonderie audit lieu de Fontainebleau », à la fabrication de « modelles de terre », au nettoyage de « tous les ouvrages de « stucq et tableaux à frez tant de la chambre et salle du roy et de la chambre « de la reyne, que de la grande gallerie et de la salle, et trois chambres des « estuves », h raison de i5 liv. par mois, et pour exécution d’ornements au tombeau de Henri II à Saint-Denis. Ce Jacquet était-il un parent des précédents? Aucun acte ne permet d’établir entre eux une filiation quelconque.

Sauvai a mentionné le cloitre du couvent des Célestins de Paris, commencé le 8 août 1539, et achevé en i55o, comme une œuvre très remarquable d’un des maîtres maçons parisiens. « C’est, dit-il, le plus beau cloître et les bons « architectes ne craignent point de dire que c’est le meilleur morceau d’architec- « ture de Paris. » (1) Millin a décrit ainsi cet édifice, détruit au milieu du xix® siècle :

« Le cloitre de ce monastère est un des plus beaux de Paris et le plus « enrichi de sculptures. Les arcades sont soutenues par de petites colonnes « corinthiennes couplées, de quatre pouces de diamètre et d’une assez belle « proportion, très bien travaillées, et parfaitement conservées. Du côté du « réfectoire est un lave-mains de pierre de liais, ingénieusement composé. Le « plan du petit bâtiment qui le renferme est circulaire et à pans. Il est monté « en douve, et la voûte est soutenue par des colonnes et terminée par un « lanterneau formé par un vitrage d’une couleur de feu très vive. » (2)

Le maître d’œuvre du cloître des Célestins fut un maître maçon-tailleur de

(1) SAUVAT. : Les antiquitez de Paris, t. I, p. 461.

(2) Mili.IN : Antiquités nationales, t. I, art. III, p. 152-153.

D’après une ancienne lithographie

AUTRES MAITRES MAÇONS

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