‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 180 sur 236 · OU I · texte numérisé non relu

OU I

pierre du nom de Pierre Hannon, qui en avait pris la construction à l'entreprise. La dépense s’éleva à la somme de 10.778 liv. 9 deniers (1). D’où venait Pierre Hannon? Etait-il parisien ou provincial? Quelles furent ses autres oeuvres architecturales? A toutes ces questions, on ne peut encore faire aucune réponse !

Au temps des grandes constructions ordonnées par François Ier, l’on trouve fréquemment, dans les documents officiels qui s’y rapportent, le nom de Guillaume La Ruelle. En i53q, il était nommé maître général des oeuvres de maçonnerie du roi. Un procès-verbal d'estimation d'une maison de la rue Saint- Paul, — une maison, dite des Lions, donnée par François Ier à Anne de Regno, son premier huissier — , le qualifie ainsi. Il visite, cette même année, avec Loys Poireau, les travaux exécutés au château de Fontainebleau par Gilles Le Breton. D'autres procès-verbaux de visites à Paris font mention de Guillaume La Ruelle, en compagnie de Pierre Chambiges et Jean Bastier. En i55e, son nom figure dans une délibération du Bureau de la Ville de Paris relative à un procès en Cour du Parlement. Ce maître maçon-tailleur de pierre, si expérimenté et si réputé, fut sans aucun doute l’auteur de quelques-unes des œuvres d’architecture anonymes de cette époque.

La même réflexion s’applique à un autre maître maçon parisien, Loys Poireau, né en i486. Les « Comptes des Bâtiments du roi », les « Registres des Délibérations du Bureau de la Ville de Paris », mentionnent fréquemment son nom à propos de visites et d’expertises. On vient de le voir au château de Fontainebleau, en compagnie de Guillaume La Ruelle, visitant les travaux exécutés par Gilles Le Breton. Le 19 novembre 1541, il est appelé en témoignage, avec trois autres maîtres des œuvres de maçonnerie de Paris, au sujet de la partie de l’Hôtel Saint-Paul, dite Hôtel de la Reine, qui avait été vendue ou cédée par François 1er à la Fabrique de l’église Saint-Paul, ce qui donna lieu à un procès. En iâqe, il visite, en qualité de substitut de Gilles Le Breton, avec Jean Bastier, et Charles Lecomte, « maistre des œuvres de charpenterie de la Ville de Paris », un terrain faisant partie des anciens remparts, au coin de la rue de l’Ane rayé, concédé au peintre Guyon Ledoux, pour y construire une maison. Les Comptes de la Fabrique de Saint-Germain-l’Auxerrois signalent un payement de i.25o livres fait, cette même année, à ce maître maçon poulies travaux de construction du jubé', dont Pierre Lescot avait dressé les plans et Jean Goujon avait exécuté les sculptures; ainsi que pour l’agrandissement du chœur. Dans les documents officiels relatifs à la construction du Port au foin et du Petit-Pont, à Paris, en i55o, 1 5 5 1 et 1 6 5 2 , on le trouve, en compagnie de Pierre Lescot, Gilles Le Breton, Guillaume Guillain, maître des œuvres de

(i) Archives de Vart français, 1" série, t. V, années 1S57185S : Dépenses faites peur la construction du cloître des Célcstins de Paris, 1 5 S9-' 5/9-

Guillaume La Ruelle.

Loys Poireau.

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