‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 3 sur 236 · L'ESSOR NATIONAL · texte numérisé non relu

L'ESSOR NATIONAL

en analyser l’étymologie, à tous les points de vue, le terme « Renaissance » appliqué à la période qui s’étend de la seconde moitié du xve siècle à la fin du xvi° est d une exactitude, d’une précision, et d’une logique indiscutables. Il exprime bien, avec éloquence, ce qu’on veut lui faire dire : l’action de renaître, le retour à la vie.

Elle vient de se terminer, cette Guerre de Cent ans qui a fait tant de ruines, qui a créé tant de misère, qui a mis la France à deux doigts de la perte de sa nationalité, mais pendant laquelle l’idée de patrie a pris une force prodigieuse et irrésistible, puisqu’elle a réussi à « bouter hors de France » l’Anglais venu chez nous, avec une armée et une administration formidables, pour faire de notre pays une colonie de l’Angleterre. Les invasions des troupes bourguignonnes, des routiers du comte d’Armagnac et du sire d’Albret, et des bandes bretonnes, qui, pendant la Guerre du Bien public, ont ravagé, mis à feu et à sang l’Ile-de-France, la Picardie, la Champagne et la Normandie, ont pris fin. La E’rancc, reconquise par les Français, renaît, respire, dans une paix qui permet aux ouvriers, aux artisans et aux paysans de travailler, de semer, et de récolter, en toute sécurité.

Fin de la

Guerre de Cent ans.

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