CHAPITRE QUATRIÈME
Robert Le Prestre et Jehan Baston.
agrandie ; et il est à craindre qu’en dehors des hôtels d’Escovillc,dc Mondrainville, de Cahaignes, de Than, il ne reste plus rien des créations d’Hector Sohier, de Biaise et Abel Le Prestre, si énergiquement défendues contre les critiques de quelques-uns de ses contemporains, par le professeur du roi en l’Université.
La Maison des Templiers, rue Haute-Saint-Gilles, n’a, dans son architecture, ni dans son ornementation discrète, rien qui puisse la faire rattacher plus ou moins à l’œuvre d’un des maçons caennais connus. L’Hôtel ou Maison des Quatrans, dans la rue de la Geôle, avec sa tour octogone, qui porte la date de 1541, ne présente point non plus le caractère si particulier d’aucun des hôtels précités. Les Registres des Pasteurs de Caen nous ont fait connaître les noms de deux autres maçons de ce temps : Robert Le Prestre, frère d’Abel, et Jehan Baston. Peut-être sont-ils les constructeurs de ces hôtels anonymes de second ordre, de l’Hôtel Colomby de la rue des Cordeliers, de la partie Renaissance du Manoir du Pont-de-Creon, qui, pour n’ètre point des créations exceptionnelles, ne font pas moins honneur à l’Ecole caennaise d’architecture de la seconde partie du xvi® siècle?
AF
Manoir des Gens d'Akmks. PRfcs uk Caen
Œuvre d’Abel Le Prestre