‹ La renaissance françaiseChapitre 1 sur 68 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

On est toujours heureux d'être amené à rendre hommage à une manifestation nmivelle qui honore les artistes, lorsqu'on a vécu en contact avec eux, et surtout lorsqu'il s'agit de maîtres d'œiivrcs, c'est-à-dire d'architectes, de ceux qui le plus souvent ont laissé des édifices que l'on admire sans en connaître les auteurs.

A propos de la nouvelle publication de M. Marins Vachon, on ne peut que louer cet écrivain de son ardeur à la recherche de la vérité. Il appartient à cette pléiade d'érudits qui font surgir la certitude de l'erreur, et parfois de l'injustice, en puisant par des recherches ingénieuses à des sources sûres, comme il l'a fait déjà dans son livre : « Une famille parisienne de maistres maçons, les Chambiges, i4ço-i64^ »,

Il n'y a pas longtemps encore, il paraissait suffisant d'attribuer à des artistes étrangers, à des Italiens surtout, ce qui avait été édifié après les expéditions françaises au delà des motifs. Cependant, malgré nos guerres intestines, pendant, et surtout après, le génie de nos artistes s'affirmait ; une émulation continue transformait l'éclatante supériorité de notre grandiose Moyen âge en cette exquise Renaissance fra^içaise, toute pénétrée de l'ingéniosité de nos habiles ornemanistes, dont le talent se modifiait suivant les conceptions originales de nos maîtres d'œuvres nationaux.

Avec un bonheur qui n'est donné qu'aux esprits ardents, subtils, et convaincus, M. Marins Vachon, l'un des premiers, a redressé les erreurs d'auteurs dont la véracité semblait indiscutable, et qui étaient plus crédules qu'éclairés sur V Architecture, le plus complexe des arts.

« La Renaissance française » <\s/ conduite logiquement. Dans le premier livre, M. Marius Vachon consacre dix chapitres à l'Architecture

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