‹ La renaissanceChapitre 166 sur 189 · DON ANTONIO DE LEYVA · texte numérisé non relu

DON ANTONIO DE LEYVA

Nous écoutons.

LE CONNÉTABLE

Si VOUS tous, capitaines, ou le plus grand nombre d'entre vous, acceptez mon avis, nous enverrons encore, présentement, un parlementaire au Pape.

FRUNDSBERG

Pour quoi faire? Nous irons tous en parlementaires, et quand nous serons en présence de Clément VII, et Clément VII en présence de nous, on s'entendra plus vite.

LE CONNÉTABLE

Je ne crois pas qu'il soit dans les intentions de l'Empereur de tant précipiter les choses et de les porter à l'extrême.

LANNOY

Certainement, vous savez mieux que nous», monseigneur, ce que vous pensez des intentions de César, mais, quant à nous, je dis mes compagnons et moi, nous sommes venus pour toucher la solde des troupes; les soldats ne sont pas payés depuis plus de deux ans. Vous nous aviez promis le pillage de Milan, ensuite le sac de Florence, et enfin celui de Bologne Avez-vous tenu parole?

FRUNDSBERG

Non, certes, monseigneur n'a pas tenu parole, et

MICHEL-ANGE 485

il est temps d*en finir. Il faut que le soldat mange.

LANNOY

Notre affaire est donc de reprendre Rome, et je conclus que ce n*est plus le moment de se payer de phrases! Marchons!

LE CONNÉTABLIo

Monsieur de Lannoy, vous me parlez bien haut

LANNOY

Je suis franc comme une épée; je vous honore infiniment, mais je ferai ce qui convient

FRUNDSBERG

Et nous de même. Allez, parlez, Lannoy; ce que vous dites est très bien dit

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