‹ La renaissanceChapitre 35 sur 189 · LA BATAILLE · texte numérisé non relu

LA BATAILLE

Les gendarmes français viennent de charger. Le Roi, l'épée basse, relève sa visière ; son front ruisselle de sueur, et ses yeux brillent comme dés éclairs. Son cheval est haletant. Les lances remuent comme les épis sur les moissons, et les gonfanons flamboient et ondoient. Les bannières de toutes couleurs flottent, étalant les émaux des armoiries ; appels des trompettes et des clairons, roulements des tambours et tambourins ; cris dans la plaine, cris d'armes, cris de colère, cris de douleur; des tourbillons de poussière s'élèvent de toutes parts ; bruit sourd des décharges de canon ; on voit çà et là des morts, des blessés, en tas, en lignes, tombés au hasard.

BOURDILLON, saluant le roi de soa ép6««

Monsieur le Roi fait merveille]

LE ROI

Franchement, Bourdillon, parle-moî comme à Tami de ton cœur. Me suis- je bien tenu?

BOURBILLON.

Par tous les saints ! mieux qu*Amadis !

LB ROI

La belle chose que la guerre ! J'ai le cœur jusqu'au ciel! En avant!... Regardez! La mêlée est enragée sur la gauche! Chevaliers, en avant, chargeons!

n baisse de nouveau sa visière, agite son ipie et part avec la ioale, qal »ie : Vive le roi I Saint- Denis I France !

So LA RENAISSANCE

UNE AUTRE PARTIE DU CHAMP DE BATAILLE Les Suisses formés en gros bataillon.

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