FRÈRE DOMENICO
Le roi David avait des Philistins pour gardes de son corps!
FRÈRE JÉRÔME
Ah? mon Dieu! ah! mon Dieu! je ne voudrais que pureté autour de la justice! Rappelle-moi d'ici!
FRÈRE SYLVESTRE
Et l'œuvre, que deviendra-t-elle si tu meurs?
FRÈRE JÉRÔME
Ce qu'elle pourra, je veux m'en aller !
Il se rejette sur von Ot*
La nuit. Un jardin. — Une jeune femme. Un amant.
LA JEUNE FEMME
Je suis trop effrayée!... Si mon frère se doutait de <}uelque chose!... Va-t'en, je t'en supplie!
l'amant.
Non ! Ton frère court les rues pour insulter les Piagnoni N'aie pas peur! Tu as peur? Eh bien! sois contente; je pars! M'aimes-tu, au moins?
LA JEUNE FEMME
Je crois... je ne sais pas... je t'aime en ce moment... Veux-tu que je te trompe? Pourquoi l'attacher à moi? Je suis changeante... Je ne me connais pas moi-même. Je t'aime bien, mon ami, mon cher ami ! Sans doute, demain, je ne t'aimerai plus. J'ai toujours été sincère avec toi.
l'amant.
De telles paroles sont pour me tuer. N'importe! Je te chérirai, je t'adorerai, je te servirai! Je suis à toL Je veux mourir pour toi!
LA JEUNE FEMME
J*ai si peur! Embrasse-moi... là... sur ïa joue... Pauvre Fabrice!... je t'aime bien... dans ce momentci! Pourquoi t'afïïiger? N'as-tu pas de plus grandes affaires? Occupe-toi des Médicis.
l'amant.
Je me soucie autant des Médicis que de leurs ennemis. Ma seule affaire est de t'aimer. Adieu I Cinq' jours, maintenant, sans te voir !
LA JEUNE femme.
Cinq jours?... c'est trop ! Passe demain dans la me; je pourrai peut-être te faire monter.
l'amant*
Si l'on me voit?
la jeune femme*
Tout m'est égal !
lao LA RENAISSANCE
t AMANT.
11 n'existe n'en au monde de si joli, de si attrayant, Je si gracieux, de si séduisant que toil
LA JBUNS FEMME.
Adieu ! n*aie pas de chagrin. Pense un peu à moi, ve^ix-tu ?