‹ La renaissanceChapitre 94 sur 189 · LE CARDINAL DE LA ROVÈRE · texte numérisé non relu

LE CARDINAL DE LA ROVÈRE

Mon cœur est encore exalté par les nobles sentiments que vient de m'exprimer notre vénérable frère d'Amboise. «Cardinal de la Rovère, m'a dit ce véritable grand homme, j'aurais honte, moi, prince de l'Eglise romaine, si je donnais la moindre apparence que j'entends violenter le conclave; le conclave doit être libre dans son choix! L'armée du Roi Très- Chrétien va s'éloigner des murs de Rome! » Voilà les propres paroles de ce génie admirable ! Vous lui tiendrez compte, messeigneurs, oui, vous lui tiendrez compte de tant de magnanimité, et je ne doute pas que le Saint-Esprit vous dicte ce qu'il faudra faire pour récompenser tant de vertus !

Les ambassadeurs de Venise et de Floreoce se regardent très étonnes. LES CARDINAUX.

Assurément ! assurément ! c'est un beau trait !

LE CARDINAL CASANOVA, bas au cardinal Romolino.

Quelle bonne diablerie vient de faire Julien! Nous voilà débarrassés du Pape français!

LE CARDINAL ROMOLINO, de même.

Je tremblais de ne pouvoir l'éviter! Pensez- vous voter pour Julien?

LE CARDINAL CASANOVA

Jamais ! Il est trop retors et trop dur. Ce qu'il nous faut, c'est un sujet insignifiant

LE CARDINAL ROMOLINO.

Que penseriez-vous du vieux Piccolomini?.

LE CARDINAL CASANOVA

Pas mauvais. Nous en reparlerons. Ecoutons ce qu'ils disent

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