Revue Méridionale; Märseille, 1853, t. II
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vence.
ainsi en 1852. Saint-René Taillandier lui-même n'osait pas en dire autant. C'est l'appréciation, on le voit assez, d'un juge d'élite, ce nest point celle du public moyen dont nous parlions tout à l'heure. En cette même Revue Méridionale, un autre rédacteur, M. de Lalande, nous le verrons, traitera Mathieu Lacroix comme
- le héros du Congrès d’Aix, sans distinguer Mistral de la foule
des Troubaires.
N'importe, quelle que soit l'opinion du public, les jeunes poètes d'Avignon vont continuer leur effort; en 1852, Roumanille réédite les Noëls du vieil organiste du douzième siècle, Saboly, en faisant suivre ces gracieuses compositions des quelques Noëls qu'il avait écrits ou qu'il avait demandés à ses amis{#, et c'est en lisant à la Bibliothèque d'Avignon les manuscrits du vieux noëllisie qu’il fut frappé du bon effet que produisait l’ancienne façon d'écriret#. À l'orthographe, déjà simplifiée, qu'il âvait employée, mais avec bien des hésitations, dans Li Prouvencçalo, il allait substituer dès 1853 l’orthographe qui devait triompher dans l’Armanat. su