‹ La Renaissance ProvençaleChapitre 95 sur 182 · V. Roumawägi deis Troubaires; Aix · texte numérisé non relu

V. Roumawägi deis Troubaires; Aix

19. V. J.-B. Gaut : Lou Gay-Saber, cité au ch. nr de cette partie. 20. V. Saint-René-Taillandier : loc. cit.

vence, si les Félibres ne laissaient pas tomber une larme sur la tombe de son fils, le pauvre barde Brizeux? Auguste Brizeux faisait pour son pays ce que nous faisons pour le nôtre; il défendait l'antique langue celte; il chantait les Bretons, il chantait pour eux dans le parler breton. Voilà pourquoi de loin il nous avait tendu Ja main... »

C'en est assez pour nous montrer comment Brizeux fut pour les jeunes poètes de Provence un exemple, un grand exemple. Il fut en somme l’initiateur le plus justement célèbre de la poésie provinciale, et même dialectale; le premier à Paris il montra que cette poésie était possible. Sans doute son style n’est pas assez ferme, sa vision n’est pas assez rigoureuse, c'est un élégiaque avant tout, c’est un intellectuel, ce n’est pas le fils du peuple qui chante le peuple, il n'importe; dans cette voie qu'il a ouverte d’autres le dépasseront, mais il a ouvert la voie.

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