‹ La renaissance; scènes historiquesChapitre 105 sur 210 · LB CARDINAL CASTELAR · texte numérisé non relu

LB CARDINAL CASTELAR

Je crois que Michèle n'oserait commettre tant de violences, s'il ne comptait sur la guérison de son maître

LE CARDINAL CORNETO

Pourtant Alexandre, lui, est mort, bien mort ! C'est horrible ! Des crocheteurs l'ont mis dans sa bière ! Ils y ont enfoncé à coups de pied son corps tuméfié par le poison et tombant en lambeaux! Les soldats ont insulté les prêtres qui voulaient prier! C'est monstrueux!

CÉSAR BORGIA atW

LB CARDINAL SODERINT.

Messeigneurs, messeigneurs, nous ne sommes pas rassemblés ici pour raisonner, mais bien pour sauver cette malheureuse ville. Tous les démons qui possédaient Alexandre semblent ne s'être échappés de son cadavre que pour se déchaîner contre nous plus à l'aise! Meurtres, pillages, incendies, crimes, infamies, rien ne manque ! Et nous qui représentons en ce moment la seule autorité légitime, ne décidons-nous rien? Allons-nous passer notre temps à deviser, à trembler, à pleurer? Allons! qu'ordonnez- vous ? Je vous en conjure, ouvrez vos esprits, affermissez vos cœurs! Qu'une résolution virile sorte de vos têtes comme une Minerve armée! Donnez-nous une égide pour couvrir la Ville et le monde !

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