‹ La renaissance; scènes historiquesChapitre 138 sur 210 · LE CARDINAL DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

LE CARDINAL DE MÉDICIS

Ah ! madame, que je suis confus ! j'ai de si mauvais yeux, en effet! Je ne vous avais pas aperçue encore!

IMPERIA

On n'a pas besoin de vous, monseigneur; seulement, n'empêchez pas Giacomo de chanter. Vous voyez, il accorde son luth.

LE CARDINAL

Ne me permettrez-vous pas, cruelle que vous êtes, de m'asseoir au moins une minute à côté de vous?

Ahî monseigneur, vous ne songez qu'aux statues, aux tableaux et aux livres !

LE CARDINAL

Et jamais à l'Aphrodite vivante?

Us pai'lent à voïk basse. Sansecondo commence à chanter. Entre Michel-Ange.

JANUS CORYCIUS.

Seigneur Buona'rotti, soyez le bienvenu.

MICHET.-ANGE

Ne vous dérangez pas. Ma mission remplie, je me retire. Je salue le révérendissime cardinal. Bonsoir, maître Raphaël. Le Très Saint-Père m'envoie de Bologne exprès pour avertir Mgr de Bibbiena d'avoir à l'y rejoindre à l'instant... Il a dit à l'instant, sans perdre une minute.

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