‹ La renaissance; scènes historiquesChapitre 147 sur 210 · BRESCIA · texte numérisé non relu

BRESCIA

La ville est prise par les Français et mise à sac. Des bandes de soldats, hommes d'armes, lansquenets, aventuriers, l'épée au poing, transportés de fureur, encombrent les rues ; une partie des maisons brûle ; les portes sont enfoncées; on traîne les femmes par les cheveux sur le pavé ; on égorge partout. Les trompettes et les tambours sonnent et battent à l'étendard et à l'assemblée. Aucun soldat n'y prend garde ; preSf que tous sont ivres. Le vacarme, les cris, les hurlements, les décharges d'arquebuse sont incessants. — Gaston de Foix, le capitaine Hirigoye, le capitaine Molard, l'épée à la main ; les capitaines Bonnet, Maugiron, de Clèves, de même ; tous, casque en tête et très échautiés.

LE CAPITAINE MOLARD

On vient de blesser vilainement Mgr de Bayart î

GASTOX DE FOIX.

Quel malheur!... Est-il mort?

CAPITAINK HIRIGOYE.

Presque! Je l'ai vu étendu sur quatre piques, et on ]'a porté dans une maison.

UN HOMME d'armes, arrivant au galop.

Monseigneur, le capitaine d'Alègre vous fait dire qu'il a rabattu dans la ville les gendarmes vénitiens! Ils voulaient s'enfuir par la porte Santo-Nazaro ! Nous les avons rembarrés sur la place; entourés, ils se sont rendus. Nous les tenons!

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