‹ La renaissance; scènes historiquesChapitre 204 sur 210 · FEDERIGO · texte numérisé non relu

FEDERIGO

Voilà de braves artistes. Beaucoup et vite, tout est dans cette maxime! Comme le rôle que de vaillants peintres, de vertueux sculpteurs d'intrépides architectes, peuvent jouer dans le monde, est devenu brillant ! On ne regarde plus que nous, on ne se soucie^ comme autrefois, ni de la politique, ni de la religion; il n'est question que des arts! J'ai entendu dire à mon père que, de son temps, l'Italie était toujours en flammes; on se battait pour une vétille; chacun avait mille intérêts à débattre. Aujourd'hui, grâce à l'Empereur, grâce à l'ordre admirable que ses armées ont établi on vit tranquille, on gagne de l'argent, et l'on n'a rien à désirer !

TADDEO

Ma foi ! je désirais beaucoup de choses quand j'étais employé par Giovampiero de Calabre à lui broyer ses couleurs, et que sa femme me battait comme plâtre en me laissant mourir de faim.

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