‹ La rencontreChapitre 2 sur 13 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Ou soufflecce un rival heureux par contenance ! Même il en est encor qui n'en montrent pas tant; Sans honte et sans regrets ils s'en vont, emportant Tout Todhli qu'on fait d'eux dans leur oubli rapide, Ayant un cœur semblable à la bouteille vide Que le marin lassé qui s'éloigne du port Dans le sillage au loin jette par-dessus bord! On ne les revoit plus! Et j'étais insensée Quand je ne sais quel rêve à ce bal m'a poussée! Le mieux est à coup sur d'en rire, je le vois!

Après un silence, en regardant les groupes s'éloigner et disparaître au fond.

Jamais deux aveux faits sincèrement, deux voix Où vers une âme on sente une âme qui s'élance ! Jamais le vrai serment, et jamais le silence Où deux coeurs suspendus aux longs éclairs des yeux Battent pour l'éternel amour qui monte aux cieux!

Fabien reparait au fond.

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