‹ La rénovation agricole [microforme]Chapitre 7 sur 15 · L'EDUCATION AGRICOLE · texte numérisé non relu

L'EDUCATION AGRICOLE

Venons-en donc aux moyens essentiels propres à combattre là routine et à rendre la position de l’agriculteur aussi enviable que toute autre. En première ligne, se présente l'éducation, l’enseignement agricole.

On n’aime pas davantage l’agriculture, parce qu’on ne la connaît pas assez. Cette vérité, que déjà proclamait Virgile, s’applique autant à notre époque. Le coux poëte de Mantoue, qui jouissait du spectacle des vi'ias et des jardins de la campagne romaine, ne pouvait se rendre compte du dégoût éprouvé par les cultivateurs, ses contem-

ge med'appliantur,'” nt que qui s’y e infésayons

e l’art porains, pour leur propre état ct exprimait sa surprise en | er des ce vers éternellement cité: | ne de “O fortunatos nimium, si bona sua norint agricolae !” ar la J’ouvre ici une parenthèse Pour prévenir le reproche de À line faire de la poésie, du lyrisme même, en traitant un sujet de 1c de sa nature aussi matériel, Ma réponse est que les plus + grands poètes sont ceux qui joignent à la richesse de l’ima- Éd gination un sens prr‘ond de la réalité des choses. Ces qualités brillent au plus haut degré dans les églogues de mg Virgile et dans les fables de Lafontaine. Peintres mer- | bon veilleux de la nature, ils sont en même temps des psychoscsi logues avertis ; et, dans leurs oeuvres, se reflète l’âme de leur époque.

Encore une fois, on n’aime l’agriculture que dans la ient mesure où on la connaît.

plus tés” MENTALITE A FORMER #4 \ Cet amour de la vie rurale doit être incul, ué au futur ut.

agriculteur dès son enfance, en même te

mps que les premières notions de religion.

Ensuite à l’école primaire, qui n'est, au point de vue de l’éducation, que le prolongement de la vie familiale. 11 ne faut Pas que le jeune cultivateur

me FE

Srandisse comme un étranger dans la sphère où il est appelé à vivre, ignorant l’histoire, les traditions, la dignité, les devoirs et les Privilèges de son état et de sa classe. Malheureusement, il en a été beaucoup ainsi dans le passé ; et il

quent l'abandon du so}, la préparation éloignée reçue par l'enfant à ses Premiers pas dans la vie. Orientons-le donc, dès le début, vers une vocation, qui est la sienne généralement parlant. Apprenons lui qu’il est destiné au “plus beau des métiers, celui qui dépend Je moins des hommes, Je soin et l’amour de la terre que le feu ne dévore pas, de Ja

monde”, (1)

Dans certaines écoles de l'Ouest Canadien, on commente la journée en hissant Je drapeau de Ja “Puissance” et en faisant chanter aux élèves, tête nue: 0! Canada, terre de nos aïeux...

C’est un spectacle plein de grandeur et d’enseignement.

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