‹ La Reposition Sanglante du Semi-Lunaire: Sa Technique - Ses IndicationsChapitre 24 sur 32 · ARR · texte numérisé non relu

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D'autre part, du fait de contusions diverses concomittantes et de lésions oculaires par brûlures, le traumatisme carpien esk resté méconnu pendant 10 jours. L’attention est alors attirée vers le poignet gauche par l'existence d’une impotence fonctionnelle complète, et par l'apparition de fourmillements douloureux dans le territoire du médian.

L'examen révèle des signes de contusion grave du poignet avec attitude des 1°, 2° et 3° doigts en demi-flexion irréductible. La flexion et l’extension de la main sont impossibies. Il n'existe pas de points douloureux sur le radius, mais la pression sur la tabatière anatomique éveille une vive douleur.

Enfin la recherche de saillie anormale au-dessus du pli carpien, ne donne aucun renseignement. Le diagnostic précis reste en suspens, et la radiographie pratiquée le 6 janvier, monitre qu'il s’agit d’une luxation rétro-lunaire du carpe. De face, l'ombre du semi-lunaire se projette sur la moitié interne de la tête du grand os, dont la moitié externe est estompée par l'ombre du fragment supérieur du scaphoïde fracturé. Le fragment scaphoïdien inférieur empiète en coin sur le tiers supérieur du trapézoïde. De profil : le grand os est remonté en arrière du semi-lunaire basculé de 45 degrés en avant, mais ne vient pas au contact du radius.

Intervention le 28 janvier sous anesthésie générale. Après échec de réduction sous écran par manœuvres externes : incision palmaire, section du ligament annulaire. Découverte du semi-lunaire. Sous la corne postérieure basculée en avant, on découvre un bourrelet de tissu fibreux nettement interposé entre l’osselet et sa loge. Section de cette bande fibreuse. Réduction immédiate très facile à l’aide d'une sonde cannelée.

Radio le 30 janvier. De face, aspect normal des osselets ; la fracture scaphoïdienne apparaît réduite. De profil, le semilunaire coiffe normalement la tête du grand os.

Evolution post-opératoire satisfaisante ; un mois après la

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reposition, la flexion et l'extension sont possibles, l'anesthésie a disparu.

Le 7 avril, les mouvements du poignet sont plus amples, la préhension est plus forte.

Le 23 octobre 1928 : le blessé qui présente toujours des troubles de la vue n’a pu encore reprendre son travail, en raison de ceux-ci.

Le poignet à récupéré à peu près complètement ses mouvements.

La flexion est réduite de dix degrés. L'extension est normale. Il n'existe aucun craquement articulaire. La flexion et l'extension des doigts sont normales.

Légère diminution dans la force de préhension : au dynamomètre, à gauche : 35; à droite : 5o.

Légère atrophie de l’avant-bras. La mensuration à gauche montre que l’avant-bras a x em. de moins que l’avant-bras droit.

Enfin, il existe une hypoesthésie peu intense du médius et du bord externe de l’annulaire.

Ce blessé, revu le 3 février 1930 s’est un peu amélioré au point de vue de son poignet. Actuellement il a une incapacité de travail de 90 % ; 8o % pour ses yeux et 10 % pour son poignet.

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