‹ La Reproduction et l'Élevage du Cheval de Pur-Sang Anglais au Haras de MennevalChapitre 18 sur 26 · LL · texte numérisé non relu

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Tout d'abord la totalité du sperme est recueillie par introduction, avant la saillie, dans le vagin de la jument d’une petite éponge très fine, soigneusement stérilisée. Après la saillie, l'éponge imbibée de liquide séminal est soigneusement pressurée. Le sperme est injecté dans l'utérus au moyen d’une seringue et d’un cathéter élastique à canal étroit et à extrémité pointue. L'opération est faite bien entendu avec des instruments soigneusement stérilisés, l'éponge après stérilisation par séjour d’une demiheure dans une solution d'alcool éthylique à 70 % est soigneusement pressurée, lavée à l’eau bouillie froide et imbibée à plusieurs reprises d’une solution de sucre et de chlorure de sodium :

1 partie de sérum physiologique ;

9 parties de solution de sucre à 9 %.

Les instruments métalliques sont flambés et les cathéters et seringues stérilisés dans un courant de vapeur,

La quantité de sperme obtenue par cette méthode peut atteindre 300 centimètres eubes, en moyenne elle est de 100 centimètres cubes, la dose d'injection est de 10 centimètres cubes. Cette méthode permet donc de féconder environ dix. juments avec la semence d’une seule saillie, .

Le pourcentage des fécondations et des naissances est d'après les statistiques du professeur Iwanow, supérieur à celui obtenu ordinairement dans les statiéns de monte et peut atteindre 78 à 79 %.

Si cette méthode était employée systématiquement et

EL. es

non en dernier ressort pour essayer d’obvier à l'infécondité elle aurait une influence énorme sur l'élevage des animaux sélectionnés.

Le fait de pouvoir féconder 300 à 500 juments chaque année donnerait à la descendance de l'étalon une ampleur considérable et en outre des avantages qui en résulteraient pour le propriétaire de l’animal, du fait de l'augmentation du nombre des services de celui-ci, permettrait une diffusion beaucoup plus grande des courants de sang intércssants.

Nous ne dirons rien de particulier sur l'état de gestaiton, non plus que sur la mise-bas. Les précautions, soins, pratiques, mises en œuvre à Menneval, ne diffèrent en rien de celles pratiquées dans les autres haras. Les poulinières qui vont arriver à terme sont placées dans les boxes de la maternité où leur surveillance est plus facile, leur isolement plus rigoureux et où tout est prêt pour permettre d'intervenir en cas d'accident.

Les Poulains :

L'élevage des poulains de pur-sang est d’une pratique fort délicate mais aussi fort intéressante. Il exige des soins assidus pour plusieurs raisons. D'abord du fait de la délicatesse du jeune animal, inhérente à la sélection de la race,

. ensuite de par la nécessité d'amener à Deauville des pro-

duits absolument exempts de tares pathologiques ou accidentelles et parvenus au plus haut degré de développement (précocité).

Leur hygiène devra donc être absolument parfaite, minutieusement étudiée, car c'est d'elle que dépendra en

grande partie la bonne santé et la résistance nécessaire au

Yearling pour supporter d'abord, les fatigues de l’entrainement et ensuite celles des compétitions.

La prophylaxie des maladies contagieuses ou sporadiques jouera aussi un rôle de premier plan, nous en avons déjà parlé et nous aurons encore l’occasion d’en relever l'importance à propos de diverses pratiques d'élevage : isolement des juments lors de la parturition dans des boxes spéciaux ; désinfection de la région ombilicale qui constitue une voie très importante de l'infection microbienne, rôle du colostrum maternel.

A D, er

Avant la guerre, on élevait à Menneval les poulains un peu « à la dure », les sortant hiver comme été et même par temps de pluie, dans le but de les aguerrir, maïs on à dû revenir de cette méthode. L’accoutumance doit être plus progressive et les méthodes brutales ne peuvent que nuire au développement du jeune.

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