‹ La Reproduction et l'Élevage du Cheval de Pur-Sang Anglais au Haras de MennevalChapitre 19 sur 26 · SOINS A LA NAISSANCE · texte numérisé non relu

SOINS A LA NAISSANCE

Dès que le produit est expulsé, le cordon ombilical $e rompt de lui-même, surtout si la jument est restée debout. 11 est néanmoins indispensable d'y pratiquer une double ligature à environ deux centimètres de l’ombilic et de le sectionner entre les deux. On lave ensuite soigneusement la plaie ombilicale avec une solution antiseptique et on la badigeonne de teinture d’iode. On aurait aussi recours avec avantage à l'application d’un pansement antiseptique maintenu en place par un tampon d’ouate et une bande, ou une enveloppe de dextrine. |

Ces soins sont indispensables, car la mortalité consécutive aux infections par voie ombilicale est très importante; de plus des affections chroniques graves, à manifestations souvent tardives, se réclament de cette voie d’invasion (maladies des nouveaux-nés, arthrites infectueuses des poulains),

Dès que le produit est arrivé au jour, il faut aussi surveiller de très près sa respiration. Il arrive en effet fré-

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quemment qu’on soit obligé d'intervenir en désobstruant les cavités nasales encombrées par le mucus, en provoquant des réflexes d’ébrouement, ou même en pratiquant la respiration artificielle.

On a l'habitude de placer ensuite le jeune devant sa mère qui le lèche et le débarrasse ainsi des matières qui le recouvrent. Si elle ne le lèche pas spontanément, on l'y invite en saupoudrant de son le corps du foal.

Généralement, dans la première demi-heure, le poulain se met debout et se dirige d’instinct vers les mamelles de la mère. S’ii est faible et ne veut pas boire, il faut l'aider en le soutenant, lui appliquer les lèvres au trayon et taire tomber dans sa bouche quelques gouttes de lait, il se met alors à téter de lui-même.

ALIMENTATION

L'étude de l'alimentation du poulain est assez complexe ; elle comporte d’abord une indication primordiale, c’est l’absorption du colostrum maternel, ensuite l'allaitement naturel ou artificiel, ainsi que l'administration de certains aliments ou médicaments adjuvants, à action généralement antirachitique, enfin à partir d’un certain âge, l'administration d’aliments complémentaires en quantité croissante, visant à l’accoutumante progressive vers le sevrage.

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