PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
L'introduction de cet ouvrage contient tous les renseignements nécessaires sur son but et sur son plan. L'auteur veut se contenter ici de remercier les nombreux amis qui l'ont aidé en lui apportant leur contingent de faits, d'opinions ou de critiques, ou en lui faisant don de livres ou de journaux. Parmi eux, il est particulièrement redevable à MM. Thomas M. Cooley , actuellement président de la commission du commerce entre Etats à Washington ; James B. Thjyer,de l'Ecole de droit d'Harvard, Cambridge, Massachusets; Set h Low, ancien maire de Brooklyn; E.-L. Godkin de New- York ; Théodore Roosevelt de Nev'~Yo7^k ; G. Bradford de Cambridge, Massachusets ; et Théodore Bacon de Bochcster, New-York; qui ont bien voulu revoir, avec le plus grand soin, avant leur publication, les épreuves de ces volumes. Il ne veut pas oublier non plus le concours précieux que lui ont prêté MM. le Juge Holmes, membre de la Cour suprême de Massachusets ; Théodore Dwight, ancien bibliothécaire du départment d'État à Washington ; H. Yillard de New- York ; D' Albert Shaw de Minneapolis ; Jesse Macg de GrinneU, Indiana ; Siméon B(ddwin et D' George P. Fisher de New-Haven, Connecticut; Henry C. Lea de Philadelphie : T.-W. Higginson de Cambridge, Massachusets ; Bernard Moses de Berkeley, Californie ; A.-B. Houghton de Corning, New- York ; Jolni Hayde Washington j Henry Hitchcock de Saint-Louis, Montana ; le Président James B. Angell de Ann Arbor, Michigan ; le D" André White de Syracuse, New-York :
Frank J. Goodnow et Edward P. Clark de New-York, D'' Aiherton du Collège d^Elat, Pensylvanie ; ainsi que les membres du Bureau de V éducation des Etats-Unis. Aucune de ces personnes ne saurait, toutefois, être rendue responsable des faits relatés ou des opinions émises dans cet ouvrage.
L auteur tient aussi à exprimer, de nouveau, sa reconnaissance à M. Low pour un chapitre écrit par lui, contenant des renseignements du plus haut intérêt sur Vadministration et la politique municipales.
Il est heureux de saisir V occasion qui lui est offerte de remercier, du concours qiCils lui ont prêté et des conseils qu'ils lui ont donnés, quatre de ses amis appartenant à la nationalité cmglaise : M. Henry Sidgwick qui a relu avec une attention particulière les épreuves de la plupart des chapitres et y a ajouté de précieuses notes, le Révérend Stopjord A. Brooke, dont les critiques littéraires lui ont été très utiles ; M. Albert V. Dicey, et M. W. Robertson Smith.
Il n ignore pas que, tnalgré V assistance quil a trouvée en Amérique auprès de ses amis, il a dû commettre de nombreuses erreurs ; sans réclamer les excuses du ^ public, il croit devoir invoquer comme circonstances atténuantes ses fonctions publiques absorbantes entre toutes, le temps quil est obligé de consacrer à ses affaires privées , et enfin les difficultés réelles que Von éprouve à obtenir en Europe des renseignements exacts sur les constitutions et les lois des Etats- Unis, ainsi que sur V organisation des partis politiques .
Lorsque V auteur commença cet ouvrage, il se proposait d'y introduire une étude sur les traits les plus saillants de la vie sociale et intellectuelle de l" Amérique contemporaine, et d'y joindre des descriptions du pays et des mœurs des habitants de V Ouest; cette tâche lui était d'autant plus facile et agréable qu'il avait parcouru et visité en détail cette contrée et les différents Etats et Territoires. Mais à mesure quil avançait dans son travail, il s'aperçut que l'exécution
de ce plan devait V entraîner, soit à écourter ce qui a trait 4 ni Gouvernement des Etats-Unis et à sa politique, soit à donner a son livre, déjà trop long à son grand regret, des proportions excessives. Cette comidération Va amené, bien à contre cœur, à renoncer à la peinture du pays et de la vie de iws voisins de V Ouest. En ce qui concerne les .nijets étrangers à la politique quil se proposait de traiter, il a retenu et renvoyé à la fin de Vouvrage, pour examen et discussion, ceux qui sont moins familiers aux lecteurs européens ou qui lui paraissaient devoir, en jetant une lumière plus vive siir la vie politique de ce pays, coràpléler le tableau d'ensemble de la République Américaine fju'il s'est proposé de tracer.
22 octobre ^88S.