‹ La république américaine États-Unis; institutions de l'union, institutions d'état, régime municipal, système judiciaire, condition sociale des Indiens; avec une carte de la formation politique et territoriale des États-UnisChapitre 183 sur 226 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

TRAITÉ d'alliance AVEC LA FRANCE. — CORPS DE LOYALISTES CONTRE LES ÉTATS-UNIS. — DISCUSSION DES DROITS DES OFFIOEBS.

Jusque-là les charges de la guerre étaient ruineuses pour les États-Unis, si Ton supputait les sacrifices d'hommes, d'argent, de commerce qu'elle entraînait. Cependant secrètement soutenus par la France, ils pouvaient prolonger encore cette situation. Quant à l'Angleterre, le poids de la guerre était lourd pour elle à tous les points de vue. Son orgueil surtout souffrait de la honteuse défaite de Burgoyne, qui lui montrait l'insuffisance de ses généraux el les dangers que pouvait lui présager leur incapacité. Dans cet état de choses, lord North jugea que le moment était venu d'envisager de très près la situation générale. Il soumit au Parlement un projet de conciliation qui pût servir de base à une négociation avec les colonies d'Amérique. Mais pendant que ce sujet était mis en délibération, la France, qui depuis longtemps déjà, sollicitée de conclure avec lesÉlals-Unis une alliance sérieuse, hésitait à rompre ouvertement avec l'Angleterre, se décida à accepter le? propositions qui lui étaient faites, et un traité fut conch entre elle et les États-Unis le 6 février 1778. On convint d'une alliance offensive et défensive entre les deux parties, politiquement et commercialement. La guérit n'aurait pour terme que la reconnaissance de l'indépendance des Etats-Unis, et aucune paix ne serait conclue que du consentement commun des deux parties; chacune d'elles garantissant à l'autre ses possessions en Amérique, Réserve était faite d'admettre ultérieurement l'Espagne dans cette alliance. Ce traité fut accueilli avec de grandes démonstrations de joie en Amérique; il reçut la ratificatioa

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