CHAPITRE Xlll
LE MâRTLAND.
SECTION PREMIÈRE
Lord Baltimore catholique. — Sa charte. — Liberté civile et religiensa. — Mélange de féodalité. — Participation directe des freeholders aa gouvernement.
Si les guerres de religion sont fertiles en calamités, elles révèlent parfois de nobles caractères qui consolent des maux qu'elles entraînent. LeMaryland eut le bonheur de devoir sa fondation à l'un de ces hommes privilégiés plus grands que leur fortune. Georges Calvert du comté d'York (Angleterre) s'était élevé par son intelligence et la culture de son esprit à l'un des postes de secrétaire d'État de son pays et il jouissait à ce titre de l'entière confiance de son souverain Jacques l''' ; mais, témoin des dissensions religieuses qui désolaient l'Angleterre et des déchirements qui s'opéraient dans le sein du protestantisme, plaçant d'ail' leurs l'intérêt de sa conscience bien au-dessus des satisfactions de l'orgueil et de l'argent, de protestant qu'il était^ il se fit catholique et résigna le poste élevé qu'il occupait (1624). Mais le Roi, qui appréciait son mérite et son ioté grité, voulut le conserver dans son conseil privé et Téleva à la dignité de pair d'Irlande sous le nom de lord Baltimore. Cette nouvelle faveur ne le détourna point du projet qu'il avait formé de créer en Amérique un refuge pour lel catholiques qui voudraient échapper à la persécution, alort très intense en Angleterre. Dans cette vue, il sollicita et obtint de Charles P', qui venait de succéder à son pèrCi la concession de la partie de la péninsule comprise daDi