‹ La République coopérativeChapitre 13 sur 249 · LA QUESTION SOCIALE D · texte numérisé non relu

LA QUESTION SOCIALE D

Que les rapports sociaux soient soumis aux mêmes nécessités de cause à effet que les rapports naturels, qu'il y ait dans le monde des lois qui président au fonctionnement des corps humains, des végétaux, des minéraux et à leursrelations réciproques comme à l’évolution et au fonctionnement de la Société humaine, quot de surprenant ? Seul, le contraire le serait. Pourquoi donc cet être qui s'appelle un homme et est voué depuis qu'il existe à la vie en société échapperait-il seul à ce déterminisme général des êtres et des choses, précisément pour l'exercice d’un caractère spécifique de son espèce, la sociabilité ?

Comment ces lois ne seraient-elles pas relatives, c’est- -

à-dire ni éternelles, ni universelles, mais historiques, puisque la science, dans tous les domaines, conduit seulement à la connaissance d'une seule loi générale : la totale relativité ?

Donc toute Société humaine, et la Société actuelle en particulier, celle dans laquelle nous vivons aujourd'hui, est vouée à des transformations jusque dans les principes sur lesquels elle repose; il y a forcément pendante, à toute époque et à tout moment, une question sociale. Les questions sociales font partie d'un tout, sont liées et rattachées à l’ensemble.

Quelles sont les lois de dynamisme social ou d'évolution et de transformation des Sociétés et aussi, quelles

sont les lois de statique sociale, d'existence et de fonc-

tionnement de chaque Société et de chacun de ses rouages ? Telles sont les questions qui se posent.

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