‹ La République coopérativeChapitre 167 sur 249 · AD NE · texte numérisé non relu

AD NE

NU

MID ER RÉ R NEA HAE @ j + Pin É L nf A 4 QU

RCE GA 170) KP £ mA à Mt

; FT HOYR

PA

ff ? rfi SR AUCHAN PENSANAN SN REA

LG SUP ANT sr!

tete ee

pris ES LL RENE Éd Rd» : ARR CAE me r É æ . TITRE ( Le ñ > 45 à

NS

ÿ AMP AT

FM nr

nr

Enfin, même en matière économique, est-il possible de concevoir que seuls, conformément aux principes coopératifs, les consommateurs, sans appel, pourraient régler des questions qui intéressent non seulement ceux qui Consomment, mais même ceux qui ne con-

somment point.

Voici, par exemple, un certain nombre de services publics dont l'entretien et la gestion intéressent au même titre ceux qui ont à s’en servir et tous les membres de la Société.

Qu'il s'agisse des Postes ou des Chemins de fer, peuton prétendre que seul l'intérêt des consommateurs est en jeu. À côté des voyageurs ou des acheteurs de houille, il y a un problème de la’ richesse générale appartenant ou devant appartenir à tous, qui doit être protégée et utilisée au bénéfice de tout le monde et non, certes, au seul bénéfice de ceux qui en ont besoin pour eux-mêmes,

Qu'on apporte donc à la question des services publics, des méthodes d'administration inspirées des principes coopératifs ; que l’on songe à la coopératisation des services publics, c'est fort bien, mais il faut tenir compile des besoins généraux que la société doit prendre èn main parce qu'ils ne sont pas seulement la somme de besoins individuels. Ainsi, la République coopérative, considérée comme représentation unique du consommateur, doit s’incliner devant cette recon-

naissance d’un droit social.

B) Les fonctions esthétiques et morales.

Il est également d’autres manifestations de la Société auxquelles la République coopérative ne peut prétendre

apporter et imposer sa conception : nous voulons parler

des fonctions esthétiques et morales.

Certes, la coopération des arlistes, des littérateurs pour l'édition de leurs œuvres, des sculpteurs ou des peintres pour se procurer les matériaux de leur métier peut être fortutile et déjà fort appréciée; n’ya-t-il pas des Coopératives d'édition et des coopératives de théâtres ?

tn eu tt

rm D TG en ee COPIE Vi DT GE HE Re ee Joe agé rm ar Sn |

Gertes, on peut même imaginer facilement que l’exercice de la religion ou des cultes puisse se concevoir S sous la forme d'organisation coopérative et cela s’est 4 déjà fait. I n'y a pas d’impossibilité à ee que tout cela 2% devienne règle générale. Mais il est vrai, également, que, pour une part, les initiatives individuelles guidées par le talent et le génie et les aspirations métaphysiques, peuvent et doivent conserver le droit de s'exercer, même sous des formes individuelles.

La République coopérative peut jouer sur l’évolution de l’art ou de la Htlérature un rôle important, mais c est un autre problème.

Nul doute, par exemple, que la République coopéra-

: tive n'aboutisse à créer un art collectif, comme par . exemple la reprise des grandes fêtes populaires qui seraient fêtes coopératives au sens plein du mot. Hl -E suffit pour cela de constater que partout où la coopéra- 4 tion s'établit, les Coopératives tentent immédiatement £ CR de posséder leur salle de fêtes, leur maison de coopéra- = -E tion et y avoir leurs manifestations propres. = È La consommation de la beauté s’opérant de plus en : plus sous la forme coopérative créera certes un art —— A pubhe qui tendra beaucoup plus à la satisfaction des ee FE communs besoins de beauté que des créations de l’art 2 pour l'art, mais seule le temps alors se chargera d’aceÆ -complhir cette évolution.

+ G) La coopération et l'assurance sociale.

7 Il est toute une série de questions qui, à première — = vue, ne paraissent pas relever des principes coopératifs ; et qui, pourtant, prennent chaque jour une importance = À - croissante, nécessitent des organismes propres, tel est # le cas par exemple de l'assurance sociale. = — Dans une société bien organisée, l'être humain doit = .. être à l’abri de tous les maux qui proviennent de la société elle-même et de son caractère de société hu- = : maine. L'homme et la femme ne devraient-ils pas être 2h : assurés pour leurs vieux jours ? FA

La mère ne doit-elle pas être protégée dans sa ma-

ternité, l’ouvrier à l'abri du chômage, au moins involontaire, enfin, le malade soigné.

L'un des plus grands défauts du monde est l'insécurité de chacun. L'assurance sociale, sous toutes ses formes, a pour but de le garantir contre les risques Sociaux. Dans une société bien organisée, tout êlre humain doit être protégé contre tous les fléaux.

La République coopérative y apporte-t-elle remède par elle-même. Evidemment non, Sur ce point donc, si On la conçoit comme une solution de la question sociale, 11 y a Heu qu'elle soit complétée et il faut envisager des organismes différents el reposant sur d'autres principes. |

Certes, on peut prétendre que lassurance sociale est encore de la coopération en ce sens quil s’agit de la mise en commun d’eflorts et d’une utilisation de la so- Hidarité suivant les besoins de chacun. Coopération morale, sans doute, mais en détournant tout de même très singulièrement le mot, qui appelle forcément l'idée d'une organisation matérielle. En tout cas, on ne retrouve nullement, dans l'assurance sociale, les règles directrices d’organisalion et de gestion que nous avons prises comme les caractéristiques de la coopération de consommation.

Mais cette lacune pour la solution du problème social,

dans son entier, il faut reconnaître qu'instinctivement, naturellement, la coopérative cherche à la combler. Un mouvement irrésistible pousse les sociétés à créer, sous le titre d'œuvres sociales, ce qui constitue en réalité des réalisations partielles de l'assurance sous formes de caisses de prévoyance, secours en cas de décès, allocations aux naissances, caisses de prêt, de chômage et même, en certains cas, caisse de retraites ou pour le personnel ou pour les sociétaires.

Ces œuvres sociales sont infinies dans leur variété. Elles ont toutes le même caractère. Elles sont faites par des prélèvements sur les trop perçus de la Coopérative, elles vont même, dans :cerlains cas, jusqu’à les absorber complètement. L'idée est si fortement ancrée que ce qu'on appelle l'école Coopérativede Saint-Claude

- reposait sur cette idée.

NE TE NO PSP PE PE ee

A7 IAA 4 CE CA F LORIE DEbrobes Le qe st PieRt x 1 \ LUE PATNIE VIE UONTRE IR À , 4 h v L É S à hi 2 sh : 3 À 4227 al RE 7 #4

Aa UE LS ù *% Lies ? de Ai EL #8 vu - 7%

PATTERN 2 MORT PEN Eve «à Re EH TAN A 42 MR EE ?

ee lea à TM 0 SN RPNAIAAMEESETN /1 x ; Abe. : LE ROMAEES À as) pes: pv ; È ÉTPAL Dr APTE PA 355: nat da of ET ALES) ON à . Ar ?

: ET ( b FA

$-Les LA

Ë ne

ui ds ne MEL ES ÿ SON L "

M à Cr NUS Æ CUT ee PAS LES À dE AR PR M MEN PIN dan2 2] ta ñ * + INRA ANG IN Re DEAR

a OT LS NE a A RTE à jm FA WTA ANA FR OP] JOUER

à e Poe PES FERRER ae c ntesteener ae there dense te RS à ns TEE CT RER cu x 0 + be . 10 AXIS À { Ë ais Lu: Ci * vu <

dd 4 nn db 1 on v, FE dr KE UE

pet md ein nait | |

+ tee on PE é Pr a . « Ent. — PRE SREPS me GT UT, 22 1 NE ET To A ER mA © Te HD vue / EE ” ec ee …—— - RE ninietenr nbrs SRE CU" SES CES CS ST ST PE PRE ES PER ER A TTC Per FRE 2 A OMR ne un D RE PES PNR PRES : pr ÉST A : LR Fe pe L EP PS to PERS = AS TS EP RE Nr CP en D Les RÉ :

Le »

\ NVT: L LEE Le Ernie Eee -vratats

NP rh ea ,L/2R en

pi, mets AE rh at er

if

ÿ TS leo me PPNSSNER

EN

À 5 : = y + LS dont ut LÉ A ri MST Sel niv ue à SL MÉrR déchet FES bhe A M ch dem tenir Qu dd da re me Canin ee pr FAT 7 É ‘ À 4 ? 2 { l : V4 ü :

nn à P RES AE DE

D 7 VO TER PCT ee P en . \ ëT ar : = Va, F.

# Ps f = = PT re Fe LR TR SIN ESS a #3 £ LT > + 55 ANT Sr E FRXY CR £ > ; & ENT er NE SPL Eee ” < e ° ue À a > —4 r RSS s : rh

Il'est bon d'ajouter que les coopérateurs qui s’inspiraient des plus hauts sentiments moraux pour préconiser cette utilisation du résultat économique de la Goopérative, croyaient par là faire du socialisme. Certes

l'assurance sociale peut et doit être comme une institution socialiste, mais en vérilé, la coopération n'a pas besoin des œuvres sociales pour cela. Nous l'avons vu, elle est socialiste par elle-même, par nature, en raison avant lout de sa fonction économique. Quoi qu'il en soit, ce mouvement marque qu'il est possible d'imaginer une République coopérative qui, hypothétiquement et par son seul fonctionnement, aurait fait face à ce besoin social.

Toutefois, l'assurance sociale de la coopération n’est point de l'assurance sociale véritable. C’est beaucoup plus une forme de la mutualité et sa faiblesse est dans le principe que les ressources sont trouvées dans les trop perçus, c'est-à-dire dans quelque chose d'aléatoire ; car telle ou telle année, il peut y avoir ou ne pas y avoir de trop perçus et alors, l'assurance sociale ne serait plus qu'un vain mot.

De plus, il est presque impossible de concevoir quavec les seules ristournes, on puisse de longtemps

| instaurer un régime mettant à l'abri de tous les risques À sociaux, Ce qui est évidemment fort onéreux.

Ajoutons que les trop perçus sont distribués proportionnellement aux achats, il y a quelque injustice économique dans cet impôt par excellence de consommation et frappant les plus gros consommateurs qui sont en général forcément les plus chargés-de famille et ce, au profil égal du risque de tous.

IF y a donc lieu de prévoir que si la République coo- FE péralive peut étabhir des services d'assurance sociale, 21 il y à tout de même lieu de comprendre que celle-ci peut avoir une organisation à part, plus près de la réalisation d’un devoir social, que résultat d’une organisation de consommation.

è : r L 4 : s . à LL. | F ! / 9 $ \ 26e LS | ve Are NES ENGPE L ‘ 445 MAUR D eu D SR ARR ELNERS 4 ft Dè Date de, Le Re ere APTE RS je re dé ait à CET A RE GR NA On 6 As AG pr D AL CE) dé ns Se dE SE CS LS ( à ’ : 4 ) è £ 1 21e

En

era qnrt prs

E lo ss uit: Pi 8 LL Ÿ

à Fë { + y LA

PAT EDR A Earl nine Pate ART SO NT Lin PE) 2 Le x: Æ - VA SAN ct V2Y « Esp \ L uA ru (AE: LAN] 3 - V,HEUS v AIN NÉS

Page 1