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C) Nouvelle organisation du travail.
En ce sens, à l’intérieur même du mouvement coopéraif, des efforts sérieux ont été faits en différentes régions ou en différents pays. Les militants de la République coopéralive en formation ont compris que sur ce point Ja doctrine coopérative pouvait présenter une lacune, ils ont montré tous les vices résultant du régime du salariat pris, même seulement, dans son sens d'organisation du travail, ils ont fait valoir que le salariat n incite nullement le travailleur à donner le maximum de production; celui-ci n’est plus qu’une machine vivante, utilisée comme les machines proprement dites sans participation réfléchie à l’ensemble dela production.
Au point de vue économique, le salariat, de plus en plus, se présente comme une organisation du travail qui, économiquement, n’incite nullement au progrès économique et qui moralement n'intéresse, ni de près mi de Join le travailleur à son propre effort.
Les coopérateurs, soucieux à la fois de tenir compte des arguments contre le salariat et de la part de bien fondé qui peut exister dans Ja doctrine syndicaliste, ont donc un effort intellectuel à faire pour pouvoir trouver une adaptation de la République coopérative aux nécessaires exigences du producteur et de ses droïts. C’est pourquoi diverses mesures ont élé proposées au cours des temps.
a) LA PARTICIPATION AUX BÉNÉFICES. — Certains coopéraleurs ont demandé queles employés des Coopératives soient appelés à participer aux bénéfices. En Angleterre, pendant plus d'au demi-siècle, cette queslion a élé à l'ordre du jour de tous les congrès coopératifs ; l'Union coopérative, organisation morale, décrétait la nécessité de la participation aux bénéfices, pendant que les Magasins de gros se refusaient obsbnément à lappliquer. |
À un moment donné cependant, le Magasin de gros écossais entrait dans cette voie. En vérité, l'expérience montra que celle parlicipation aux bénéfices n'était
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qu'un moyen illusoire de solutionner le problème du salariat. En effet, la participation aux bénéfices est en général refusée par les organisations corporatives : les syndicats y voient un moyen d’assujetlissement social au patronat et si dans la Coopérative le problème ne se pose pas de la même façon, il semble bien que la participation aux bénéfices ne repose point sur une idée juste.
[l faut participer aux bénéfices si vraiment on a participé à les obtenir; or, sans doute, l'effort de production, l’utilisation des forces du travail peut permettre plus ou moins d'améliorer les résultats. mais les bénéfices d'une entreprise, même d’une Société coopérative, ont une autre source, ils dépendent de la direction générale, de l’administration, de l’ordre et de la méthode, de l'emploi des moyens techniques et de beaucoup d'autres considérations encore.
Or, si l'employé peut être appelé à participer et à être intéressé au résultat de son effort, il faut qu'il le Soit directement pour la part précise à laquelle il a contribué aux résultats d'ensemble.
Inversement, il ne doit pas subir, en tant que producteur, la conséquence d’une mauvaise administration ou de toute circonstance indépendante de sa volonté.
De là, la nécessité pour la Coopérative d’intéresser directement ses employés non pas à la marche générale de la Société, mais au résultat de leur effort personnel; de là peu à peu dans les Coopératives, la nécessité d'établir, en dehors des salaires réguliers ou en admettant des salaires minima, une rémunération d’après l'effort fait, d’après le rendement brut pour le service ou le travail spécial auquel l'employé est astreint ou d’après les économies réalisées directement par Jui.
b) PARTICIPATION À LA GESTION. = Mais, même en
intéressant le personnel à son eflort et par Ia même
pour une part à la vie de la société, la République coopérative n’en laisse pas moins subsister le régime du Salarial considéré comme méthode d'organisation du travail. Aussi a-l-on proposé d'aller plus loin. La coo-
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