LA SOCIÉTÉ LOCALE
2 Mais, lancé sur la voie de cette évolution, le commerce privé ne s'arrête pas en si bon chemin. Après avoir profité des avantages de la « centralisation » des achats, il aboutit rapidement à la décentralisation des ventes et à leur spécialisation. Il est plus près du consommateur et travaille à frais généraux moins élevés. C'est l’époque de grandes sociétés commerciales pri- —. vées, généralement sous forme des sociétés anonymes, . vendant dans des magasins répandus un peu partout; sociétés de bazars, sociétés à succursales multiples où à produits spécialisés, telle est la dernière forme du commerce privé.
Mais alors, les avantages de la Coopérative, éliminant =) un bénéfice sans travail peuvent être compensés par
p les économies faites par la meilleure organisation au point de vue technique de l’entreprise capitaliste si celle-ci ne prenait pas les mêmes moyens de fonction- > nement. nn,
À la place de la poussière de Sociétés coopératives qui, Séparées et autonomes, ne pouvaient arriver à se concurrencer ou ne pouvaient s'implanter dans tous les milieux, il fut dressé un organisme coopératif perfectionné: l'organe coopératif régional unique, déjà partiellement embryon de la République coopérativetotale.
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