‹ La République coopérativeChapitre 202 sur 249 · ST · texte numérisé non relu

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B) La grande société locale.

Mais une deuxième phase n’a pas tardé à se produire; la Coopérative a étendu son rayon d'action. Elle a entrepris diverses branches. Elle a — les cadres étroits primitifs. Dans les cas les plus heureux se sont constitués de véritables « mastodontes » coopératifs locaux. Mais ils n'ont fort souvent que constitué dés

‘flots, soit dansdes régionsindustrielles très surpeuplées,

soit dans tel faubourg d'une grande ville.

Mais les Coopératives semblent avoir une limite à leur développement et à leur extension. Et c'est chose compréhensible.

Ces Coopératives n’atteignent point d'immenses répions. Leur rayon d'action limitéleurinterdit l'ouverture de certaines branches qui nécessiteraient de plus importants débouchés pour utilement fonctionner. Le risque commercial est plus considérable, car la mauvaise gestion d'une ou de quelques répartitions peut suffire à entraîner la ruine de l’entreprise. Elles ne peuvent compenser leurs pertes, les unes par les autres ; or, Sociétés locales ou de quartiers de grandes villes sont bien davantage à la merci de circonstances locales et de fléaux particuliers, de mouvements d'opinion ou de querelles de personnes.

Et puis, à un certain degré de l'évolution du commerce privé, elles ne se trouvent plus én mesure de lutter contre lui. |

Le commerce privé crée d'abord des firmes commerciales qui ont pour caractéristique de faire elles-mêmes le commerce de gros et le commerce de détail. Elles en cumulent les bénéfices et, par leurs achats en grosses

quantités, se placent dans de meilleures conditions. Le commerce privé peut même réduire ses bénéfices de

détail et se rattraper sur ceux de gros. Il peut donc

diminuer les majorations du détail sans gêner son en-

treprise, tendre par là à abaisser le prix et se présenter

comme un concurrent redoutable aussi bien à l'égard

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