‹ La République coopérativeChapitre 214 sur 249 · PP DNS · texte numérisé non relu

PP DNS

À EE de F PE PE np D MR re ee - re Tr : Re

LA sé

TG

ratives. Puis l'exception peut devenir facilement simon une règle générale, au moins une règle fréquente. Et ona vu des M. D. G. vendre alors en même lLemps d'excellentes marchandises à des organismes non coopératifs ou à des intermédiaires.

Enfin, pour lutter contre une centralisation qui ne laisserait aucune autonomie d'achat aux entrepôts et éviter également la liberté trop grande pour les Soctétés de négliger de se fournir au dépôt du M. D. Gr parce que leur responsabilité n'est pas engagée, certains coopérateurs préconisent la création de fédérations régionales d'achat, [est vrai que cette thèse se soutient, et surtout avec quelque raison quand, par exemple les M. D. G. sont à leur début ou pendant des périodes de crise. De là, une grande querelle coopérative de principes contre ce qu'on a appelé le centralisme et le régionalisme, le fédératisme et le M. D. G.

Il semble bien que la vérité, variable dans le temps et l’espace, et évoluante comme la vie même, est faite de mesures transactionnelles ; la souplesse des organismes de décentralisation et l’autonomie relative des entrepôts des M. D. G. sont, peu à peu, les mesures qui s'imposent partout, en France comme ailleurs, comme le moyen de solutionner la question.

b) LES LIMITES DE SON RÔLE COMMERCIAL. — Si Important que soit pour le Magasin de gros son rôle commercial, 1l est malgré tout limité.

Certes, il apparaît bien au premier abord que plus son chitire d’affaires sera important et plus ses achats se feront par grandes quantités, meilleurs seront Îles résultats, mais cette loi exacte et valable d'une façon générale, ne l’est pas cependant entièrement.

Depuis longtemps les économistes ont mis en avant

-ce qu'ils appellent la loi du rendement non proportion-

nel et qui consiste à prétendre qu'au delà d’un certain chiffre d’affaires la progression des bénéfices obtenus ne croît pas avec celui-ci. :

Nous avons du reste déjà vu qu'en ce qui concerne certains produits d'origine régionale qui, par des circonstances particulières sont à la disposition de telle:

contrée plus que de telle autre, les achats faits nationalement sur le dit marché peuvent être désavantagés non seulement par les transports qu'ils entraînent, mais même par les conditions de prix obtenues.

Ge qui est vrai des produits régionaux l’est, d’une façon générale, des produits agricoles qui, du reste pour la plupart ont cette origine régionale : mais même pour ceux dont la production est répartie à peu près également entre tous les coins de la France, il arrive très fréquemment que l'achat par très grandes quantités n'aboutil pas à donner une économie au delà d'une certaine puissance d'acquisition.

C'est ainsi par exemple que pour le vin, et dès que l'on arrive à pouvoir acheter dans le Midi la cave entière d'un propriétaire, on est au maximum du résultat; car au-dessus 1l faut alors diviser cet achat entre plusieurs propriétaires et la grandeur même des commandes ne donne plus d’ avantages appréciables ; 1l est vrai que | “acquis: ition par très grandes quantités n'est pas permise à toutes Sociétés coopératives particuhères, mâis lorsque ces Sociétés elles-mêmes deviennent puissantes, rien à un moment donné ne peut les empêcher d'arriver à cet achat en bloc d’une cave complète. A ce moment-là donc, le Magasin de gros peut se présenter à leur égard comme un excellent courtier s’ila su se bien placer et acheter dans de bonnes conditions, mais c’est tout.

Dans une mesure moins large, ceci est encore vrai de beaucoup de marchandises provenant même de l’industrie ; dès que la commande dépasse la production de telle ou telle manufacture, le même non-rendement proportionnel se produit comme en matière agricole.

Ilest toutefois exact de dire que , là, le champ d’action est beaucoup plus considérable et que même pour certaines marchandises, 1l reste illimité, surtout lorsqu'il s'agit de produits qui sont monopolisés entre

| quelques industries ou entre quelques grandes organi-

sations capitalistes.

Il est un terrain où les avantages du Magasin de gros, Si on les considère uniquement du point de vue e la grosseur des commandes, sont presque illimités,

CS PUPONTE ne

* | } OL 14 L OL Î N Ù FA A CEA ES Sd hi PA RTS ROUTES |

PRET RNA er PT AUTRE

RP LA HD) an té

c’est pour tout ce qui concerne les denrées coloniales ou les denrées d'importation. En ce sens, rien jusqu'ici n'a pu être fait de complètement utile, même par les Magasins de gros les plus puissants (sauf par les Wholesale anglaiseset écossaises), en raison du fret nécessaire quil faut s'assurer et qui ne peut être utilisé à son maximum que si l'on parvient à posséder les moyens de transport maritimes et encore à pouvoir les utiliser d'une façon constante, sans perle de temps n1 de voyage.

B) Son importance pour la production.

a) LES RAISONS QUI POUSSENT LES M. D. G. À LA PRO- DUCTION. — Aussi, n'est-ce pas les transactions commerciales qui doivent être le but essentiel du Magasin de gros, mais il ne peut certes s'en passer. Il commence d'abord par être organisme d'élimination du commerce de gros et doit même continuer à l'être pour toutes denrées, car de même que la Coopérative qui ne vendrait que certaines marchandises et oublierait de mettre à sa devanture du sucre, sous prétexte que les majorations sont insuffisantes perdrait une partie delsa chentèle, de même, le Magasin de gros a besoin d'avoir à côté de son effort de production dont nous allons parler maintenant, des marchandises de toutes espèces et de toutes catégories qui ne sont que des objets de transaction de commerce.

Inévitablement du reste, le ou les Magasins de gros se lancent très rapidement dans le domaine de leur propre production. Ils y sont inévitablement poussés par le désir d'éliminer à côté du bénéfice commercial ies profits industriels ; ils y sont conduits aussi par la nécessité de se libérer du joug des entreprises capitalistes qui très souvent se refusent à livrer aux Magasins de gros, leur font des conditions léonines ou même quelquefois les bovcottent entièrement, surtout quand 1} s'agit de produits ou marques qui sont un véritable monopole. Leurs possesseurs peuvent préférer, de leur propre bonne volonté ousous la pression

des adversaires, ne vendre qu'aux intermédiaires privés.

Une dernière raison conduit du reste le Magasin de gros, en dehors des raisons de principe et du but même de la- République coopérative, à réaliser aux fonctions de production. H'apparaît indispensable que le Magasin de gros puisse avoir des produits de même qualité et qu'il habitue les Sociétés à se fournir régulièrement: il faut, en un mot, qu'il équilibre les besoins auxquels il est obligé de faire face d’une façon régulière et dont il ne peut ètre vraiment assuré que s'il les produit chez lui, s'1l les fabrique dans ses propres usines ou ses manufaclures suivant la volonté du consommateur, suivant les indications des Coopératives qui lui sont adhérentes. En cela, du reste, il contribue grandement à créer, peu à peu, cette République coopérative qui repose sur les besoins du consommateur organisant à son profit les moyens de les satisfaire.

Mais, sous quelle forme et par quels moyens les Magasins de gros organiseront-ils leur production ?

Un peu partout ils ont d'abord tâtonné avant de construire leurs propres industries qui, aujourd’hui dans le monde, suivant les climats ou les circonstances, sont de toutes espèces et de toutes catégories. Ils ont essayé. de s'entendre avec des organismes « sœurs » qui, par leur constitution ou leur but, pouvaient leur vendre les marchandises où produits nécessaires à leur clientèle de Sociétés coopératives dans les meilleures conditions.

Be là, le grand mouvement qui a poussé le Maga- Sin de gros à essayer de se fournir dans les Coopératives de production agricoles ou industrielles, soit qu’il fût pour elles simplement un client, soit qu'il s’introduisit dans l'affaire sous forme de participation de capitaux ou de contrôle dans la gestion, soit enfin qu'il eût cru plus utile pour le rendement de donner satisfaction aux désirs des producteurs, de faire naître lui-même des Coopératives de production autonomes, propriétés de ceux qui les constituaient et qui avaient avec lui simplement des marchés commerciaux ordinaires, mais vendant par priorité pour le même prix au Magasin de gros plutôt qu'aux intermédiaires privés.

“ hé : R 2 «

ébaes ‘+ E à PATATE Pre " M PEN T TEE OS 0 7

PNB IEEE EDR EN ES ASE à LA À F \\ N £ lil | SOLS 7 XL Han En LA é if à: ul \ FAT PRES

9 \ Crv ph CUT ñ M" € : . ‘ L L | : L« LA \7 A | VAS UE" 4 HR ROS LIL A 4, 4 F EX 1 ÿ À 5} AZ A { F ) ’ \ nl y ) é HT 25 À er dde : ” Libres AULRES RE TL t he ‘ HP sdebl à F È " bi ie < 2,12 NTM MO TI ER RE ANR PALIN EU SAT Ki ARE FA Lirdet prés ar e ro Éie PT PS CA D ANT TER THE PUR AE TO TU x AU : j

Aimer)

++ ù 1 pod Wire art à Frais :

Page 1