CONCLUSIONS
raineté du consommateur, à l’organisation de la production par la consommation. La satisfaction des besoins pouvait servir d’émulation au progrès, et ainsi, son but se confondait avec la poursuite de la défense de l'intérêt général.
D'autre part, la République coopérative se présente dans son but, comme socialiste par nature, mais ses méthodes de réalisation sont différentes du socialisme poliique,car elle prétend se faire, dès maintenant ét au jour le jour, sans s’hynoptiser dans le mythe d’un grand soir qui serait exclusivement la prise du pouvoir politique.
La République coopérative part de la Société actuelle et se fonde dans les limites de la libre concurrence, mais elle crée un milieu nouveau dans les cadres de Ia Société capitaliste, elle n’entend pas suffire à tout, mais se suffire à elle-même sur son propre ter- “rain.
Son influence sur les autres rapports sociaux est décisive. OEuvre de propriété privée à son point de départ, elle constitue la propriété sociale à son point
d'arrivée.
Si elle oppose au Gouvernement des hommes l'Administration des choses, c’est qu’elle tend à vider lPEtatgouvernement de Son contenu de coercition et met fin
Matérialisation de la morale de la solidarité. Elle remet au premier plan les morales naturelles et antiques de la recherche du bonheur et de l’amour de la
- vie, ayant comme base la satisfaction des besoins.
La doctrine coopérative a de profondes attaches intellectuelles dans le passé, l’associationiste a été l'utopie de [a coopération. De plus, elle n’a rien d'inconciliable en fait avec le marxisme et par-dessus le marché, elle est sœur jumelle du syndicalisme.
Mais la République coopérative n'est pas seule au monde. À sa réalisation, mille obstacles, mille forces contraires peuvent s'opposer.
… Elle peut avoir des limites, nous avons essayé de de les rechercher à propos de certains problèmes comme Celui de l’économie familiale ou du régime des trusts
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et des monopoles privés, comme celui de l’'organisation du travail, même dans la direction des entreprises confiées à tous les consommateurs. Nous avons vu également le problème des conditions préalables d’existence à la coopération, conditions d’ordre politique comme celle des libertés démocratiques et aussi conditions économiques et sociales.
Enfin, s’il est des instruments à forger pour la créaion et le développement de la République coopérative se préparant à ses fins dernières, n’est-il pas nécessaire de les rechercher?
De là, une étude des Sociétés de détail et de leurs formes supérieures, les Sociétés de développement ; de là, également, l'examen du rôle des Magasins de gros coopératifs, à la fois dans leur rôle d'élimination des bénéfices du gros commerce, d'organisation de la production par la consommation et du système financier coopératif.
De là, enfin, la nécessité d’une Société nationale que que nous avons intitulée la « République coopérative » qui prépare, à son tour, le Magasin de gros internalional, la coopération économique des peuples, condi-
lion de progrès économique national et de paix
humaine,
En résumé, la République coopérative se présente donc comme se suffisant à elle-même sur son propre terrain d'action et comme contenant, en germe, la solution de la question sociale qu’elle accomplit par son auto-développenent intégral et naturel.
4713. — Tours, Imprimerie E. Arrauzr et Cie
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