‹ La République coopérativeChapitre 247 sur 249 · SD RON · texte numérisé non relu

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problèmes que la République coopérative, si elle voulait être une Société nouvelle en son intégralité, avait à résoudre et dont cependant elle n'apparaissait pas encore avoir trouvé la solution ou préparé la solution complète en son état actuel.

Nous nous sommes efforcés, enfin, de décrire les instruments indispensables que le mouvement coopératif devait forger et mettre au point pour hâter l'heure de l'avènement de cette République coopérative intégrale.

B) Résumé des grandes lignes.

Résumons les grandes lignes de ce livre qui nous ont permis d'aboutir à ces conclusions.

. La Société humaine est soumise comme toutes choses et tous êtres à des lois organiques et à des lois d’évoluton, lois historiques et relatives; il apparaît d'abord que les rapports économiques et le souci de vivre ont jusqu à présent dominé et influé sur tous les autres rapports sociaux, même quand ces derniers avaient ac-

quis une physionomie propre et une action particulière.

Le déterminisme économique, pour n'être point méca-

nique, mais applicable à des êtres humains capables de

réactions comme d'adaptalion, fait que l'histoire bumaine est dans son ensemble, une histoire de classes sociales et que l'humanité passe, suivant une sorte de rite, par les mêmes phases d'évolution.

À chacune de ses phases, la Société a progressé et la transformation sociale s’est marquée par un accroissement de richesses. Le progrès indéfini semble être la règle de l’évolution de la Société humaine; mais il est à remarquer, également, qu’une constitution économique de la Société fait place à une autre, lorsque dans les cadres mêmes de la forme ancienne, existait déjà

préalablement et développée suffisamment, la structure

économique de la forme nouvelle, eten constituait les organes de substitution.

Or, aujourd’hui, tout annonce une crise sociale qui doit mettre fin au régime capitaliste, crise sociale qui

s’accuse dans les mêmes conditions que toutes les au-

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tres crises sociales, telles qu’elles ont eu lieu à la veille d'une transformation économique des bases de la Société. |

Mais, quels sont les organes constructifs de la Société nouvelle; quel est leur degré de développement à l'in. térieur même du régime capitaliste.

Nous avons prétendu démontrer qu'ils étaient dans la coopération de consommation et nous en avons étudié les lois organiques etles lois dynamiques : la structure interne et le ressort de mouvement. ee

Les lois internes de la coopération se résument dans les principes de la répartition des trop-perçus au prorata des achats; de l'égalité complète des sociétaires aux Assemblées générales: un homme une voix : de la vente au prix juste et de l'indivisibilité des réserves de la Société. Se

Les lois de son mouvement se ramènent à l’idée essentielle que la coopération a, en elle, une puissance indéfinie d'extension, s’adaptant atout milieux naturels el sociaux. Le degré de son développement est tout à fait en rapport direct avec le degré de développement économique général de la Société.

De ces prémices, des conditions dans lesquelles une transformation sociale s'opère, de la connaïssance de l'avenir social que comporte l’évolution coopérative en raison de sa constitution naturelle, découle l'hypothèse scientifique d'une Société nouvelle et complète qui s’appellerait Ia République coopérative; mais la République coopérative ne peut résulter quede l'effort des hommes, que de l'adhésion et de l’action des consommateurs devenant coopérateurs. La rapidité de sa réalisation est donc dépendante de ce facteur éthique. |

La connaissance du but à atteindre et des moyens qui, seuls, peuvent y faire parvenir, est un deuxième facteur du même genre. 3

Nous avons essayé de nous rendre compte exactement de ce qu'était la République coopérative et recherché son influence possible sur tous les rapports SOCIAUX. | |

Nous avons vu que la République coopérative aboulissait à une théorie économique spéciale, à la souve-

aux classes.

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