‹ La République coopérativeChapitre 44 sur 249 · APE · texte numérisé non relu

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les. ont limités et ont attribué le reste des bénéfices au prorata des achats; qu'est-il arrivé, même à celles qui

‘ont réduit ce dividende à la portion congrue ?

Première hypothèse : les consommateursconsommant peu ou point étaient les plus nombreux et ont fait augmenter peu à peu les dividendes jusqu’au point où la répartition au prorata des achats ne comptait plus; dans ce cas, l'association est devenue une association capitaliste ordinaire ou a rapidement succombe.

Deuxième hypothèse : la Coopérative a cessé de prendre de nouveaux sociétaires avec les mêmes droits que les anciens ; ses clients se sont alors éloignés de la coopération.

Troisième hypothèse, les coopérateurs coopérant ont apporté la vie à la Coopérative par l’accroissement de leurs achats, puis ils ont peu à peu voulu élimimer les actionnaires non consommants et ont abouti à obtenir

“contre eux la suppression des dividendes.

Ainsi, la Coopérative a, ou bien succombé, ou elle

s’est tranformée en Société capitaliste ; ou bien enfin,

elle a revêtu un caractère complètement covpéralif par l'adoption de la règle totalement appliquée de la répartition au prorata des achats.

Ainsi donc, une force interne oblige la coopération à rester elle-même. Sa vie et sa force sont dans le respeet de son caractère propre, opposé totalement au milieu du monde capitaliste. C’est une nouvelle Société économique dans les cadres de l'autre.

B) Égalité des sociétaires.

La deuxième règle de vie de la coopération est d'ordre juridique, elle consacre la forme de gestion et le droit du consommateur dans la Société.

La coopération est d'essence démocratique où plus exactement de « self-self » administration, comme

disent les Anglais. Elle consiste donc dans l'égalité des membres sociélaires et dans leurs droits égaux à la gestion, c'est une règle de droit. Elle se résume dans

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