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ducton: et dans la production imdustrialisée.. Seule-elle

4 Je peut parce que sa puissance-d’achatiet de vente: lui :

+ permet rapidement l'écoulement complet: des marchan- 3

À dises: d'une: entreprise productive. Elle y est conduite ; De par la pensée de se Hbérer de ceux qui lur vendent, À d'atteindre rapidement le producteur et: de recueillir

des avantages supérieurs qu'elle veut procurer à ses participants. Mais alors elle: éliminera à son tour l’enreprise imdustrielle: privée: et réalisera léliminatiom d'un nouveau revenu sans travail, le profit mdustriel:

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60 LA RÉPUBLIQUE COOPÉRATIVE e À Si elle a à sa disposition de puissants capitaux (et leur À insuffisance seule l'arrêléra sur la route sans fin de i à son extension), elle préférera réaliser au profit des “4 +4 Sociétés coopératives, et par là même de tous les con- 4 Fa sommateurs qui sont associés, des bénéfices qui, dans ue Fe l'entreprise.industrielle actuelle, rémunéreraient seule- RE | ment le placement des capitalistes. Dans ce cas, les + Fi résultats de l’entreprise économique de l'industrie ; ie retournent également à chaque coopérateur puisque + sis des bonis sant donnés en fin d'année. On peut presque 2: EU: prétendre que, par l'intermédiaire de la Coopération de — ie gros répartissant proportionnellement aux achats de : ii chaque Coopérative etchaque Coopérative répartissant É aux consommateurs suivant la même règle, c'est en : Fe. réalité chaque consommateur coopérateur qui en der- 4 né. nière analyse s’appropriera une part du profit indus- É- triel . è En Détail curieux, il n’y a pas un seul des Magasins de 2 ie gros existants qui, dans un temps extrêmement bref, En ne se soit livré à la production. Il n’en est point un 3 ie seul qui ne veuille le faire, chaque jour davantage, ce de Fi: n'est même pas toujours l'esprit d'imitation qui les 4 RE conduit, mais bien plus souvent la nécessité même du in développement. | | < po C’est une branche de la production qui, chaque jour, j or s'ajoute à une autre branche, les extensions se multi- | RÉ lient sans arrêt. Les M. D. G. touchent bientôt à toutes Hi es fonctions de l’industrie. Les premiers essais sont 1 rarement différents, presque toujours les mêmes ; bien- Hit tôt, ils se rejoignent par + diversité même des efforts a 44 tentés jusqu'à essayer la production de tous les pro- Le duits qui sont consommés dans les Coopératives et Ho vendus aux coopérateurs. 3 ee Si l’on examine la production entreprise par les plus =. ee importants Magasins de gros du monde, on voit par æ an avance ce que dans un temps déterminé les autres ac- 5 Di compliront par une nécessité invariable. Voici par à Êri exemple le total des productions à l’heure actuelle en- ai ee treprises par la Wholesale anglaise, par les Magasins de : Re gros anglais, « le mastodonte », dans l'univers, de la à ‘12 coopération du deuxième degré. Ce totale représente . he | d ta FÉES à RE ae ? RS + SEP Se F2 on

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une valeur de marchandises en 1919 de 449 millions sur une vente de 1 milliard 630 millions par le Magasin de gros anglais; chaque année, les chiffres augmentent, 11 semble bien qu'un jour, c’est la totalité de ses ventes qui proviendra de sa production propre.

S1 nous prenons les chiffres de la Wholesale écossaise, du magasin de gros écossais, qui a cependant un moindre champ d'action, le même phénomène se renouvelle sur une même échelle : 487 millions d’affaires et 190 millions de production.

Le curieux, c’est que les magasins de gros n'ont pour ainsi dire pas eu d'échec dans leurs efforts persévérants vers la production, c'est presque à coup sûr que l’extension s'opère. Aucune entreprise n'échappe à leur rayon d'action et ils réussissent peu à peu dans toutes les branches. Ainsi, la loi d’extensibilité de la coopération, poursuivant son chemin, insensiblement pousse ‘à la totale consommation coopérative assurée par la totale production. |

Cependant, ce n'est pas seulementle domaine industriel qui attire la coopération dans sa course échevelée et dans sa soif inextinguible d'expansion. L'industrie n'est pas seule dans ses attributions, c’est également une autre forme d'institution économique où bienlôt la coopération de gros devient capable de puissantes réalisations. C'est dans le domaine financier que nous la voyons apparaître avec ses banques.

La Coopération de gros est obligée, dans ses relations avec ces Sociétés, d'escompter du papier, de payer ses fournisseurs d'avance ou à échéance. Toutes les opérations de banque deviennent pour elles une nécessité. À ses débuts, elle commence par se servir des banques privées, mais, obligée d'en subir les exigences, de passer par leurs conditions souvent onéreuses, elle est appelée à réfléchir. Les Coopératives ne peuvent

altendre des aides bien sérieuses d'organisations capi-

talistes fonctionnant financièrement sous un régime économique diamétralement opposé au leur. Le crédit de la coopération se trouve limité obligatoirement par les banques privées. Il lui vient donc l’idée de se faire son propre banquier, soit qu'elle crée une Coopérative

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spécialedebanque,soit qu'elle crée un serviceduM.D.G.. à cet effet. De ce jour, elle utilise la puissance de som crédit, elle trouve dans les dépôts d'argent des Sociétés coopératives ou même des coopéraleurs les sommes nécessaires à son fonctionnement. Le profit banearre du commerce de banque lui restera et, par le jeu de son organisation, c’est encore en fin de compte chaque coopérateur quirecueillera la part de l'intérêt d'argent du revenu sans: travail éliminé. Bien mieux, elle pourra ainsi multiplier ses œuvres de production. |

I est vrai que les dépôts: d'argent faits en sa banque ou dans son service de banqus entraînent un mtérêt. Mais alors. une autre étape sera à franchir. De même que la Coopérative arrive à posséder un surplus d’actf qui ne doit rien à personne et reste sous forme de: réserves et de développement à la Société, de même la Coopérative de gros n’aceumule-t-elle pas, par la part des bénéfices prévus pour les réserves, des sommes de plus en plus considérables qui lui permettentdese passer de capitaux empruntés, et qui ne doivent rien à personne. Ces capitaux n’ont plus alors à suer Fintérêt; de: ce jour-là, et la part en est à chaque heure grandissante, c’est l'élimination d'un autre revenu sans travæt. l'intérêt de l'argent résorbé par la coopération elle même, se suffisant entièrement. |

Voici par exemple, pour la banque anglaise, la totahté des opérations. d’une année 25 millions d'opérations en: 1919. |

À une échelle moindre, tous les autres Magasms de: oros coopératifs sont entrés dans la même voie.

Enfin, la Coopérative. toujours guidée par le ressort de som extension, ne va-t-elle: point s'attaquer à l'agriculture elle-même. |

C'est ce qui se produit; il semble que le rythme de l'évolution de la Coopération de gros soit commerce de: gros, production mdustrielle, organisation financière et en dernière ligne agriculture. Ce n’est en effet que les Magasins de gros les plus anciens, les plus puissants, les plus avancés sur la route infinie de l'extension qu# se sont engagés aujourd huï dans cette voie, mais c'est cependant déyà chose faite pour certains. Il faut recon-

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ee naître du reste que les difficultés ont été plus const- / dérables pour réussir, les tâtonnements plus. longs, 7 mais le pas est franchi. Deux exemples, le montreront. … La coopération de gros suisse à d’abord contrôlé ou : essayé de contrôler les producteurs agricoles pour le ; lait dont elle avait besoin, puis elle s’est elle-même lan- # cée dans. l'entreprise agricole, dans l’achat deterres et A de pâturages:

Le. Comme toujours, la coopération anglaise est déjà LR. allée beaucoup plus loim et cela parce qu'elle est plus / ancienne. La coopération anglaise possède 300 fermes, | = elle y posséde 13.000 hectares de terrain. Ainsi le __ suprême revenu sans travail, la rente fonçière est menacée par la coopération elle-même.

*Æ Donc, rien n'arrête l’extensibiité coopérative, aucur A domaine ne luï est fermé, rien ne fait prévoir qu il puisse 2 en être ainsi, et dans tous, elle réussit. Elle subit l'effet 2 d’une loï qui s'applique à elle à travers le monde, qu’elle ! - que soit la latitude et quels que soient les temps. Où 2 s'arrêtera-t-elle? Peut-elle s'arrêter ? Entraînée vers 2e l'umiversalité des opérations, sa loi, sa destinée, c’est “Je l'extensibilité indéfinie en toutes matières économiques. dE Sa force, c'est la règle de son mouvement et cette l0x de d'évolution est fonction de ses lois organiques. Ea ré- = partition au prorata des achats, critère économique de

son extension, et les conséquences qu’il entraîne dans Fordre juridique commercial et financier : voilà qu détermine toute: l'évolutron coopérative et l'enchaïine.

-B) Loi d'adaptation de la coopération au progrès économique.

Ea coopération évolue dans un milieu économique déterminé; ce milieu, dans son ensemble, c’est le régime capitaliste, mais celui-cr est lui-même en évolubion permanente. Il conduit peu à peu de la petite industrie à la grande et ses branches les plus avancées sont celles où la concentration des moyens de travail aboutit à Femploi de masses prolétariennes de plus en plus nombreuses; or, si le mouvement coopé-

ratif a besoin de la libre concurrence pour jeter ses | antennes, il y a un autre grand fait à constater, c'est que les Coopératives existent et qu'elles sont d'autant plus prospères que le progrès de l'évolution capitaliste . est plus accentué. Si nous jetons un coup d'œil sur le monde, nous voyons que peu à peu tous les grands pays industriels, sauf les Etats-Unis (1) possèdent un mouvement coopératif développé; c'est en Angleterre que la coopération a poussé ses plus profondes racines, c'est là que se trouve l'ensemble des institutions les plus prospères, mais précisément parce que l’Angleterre est le pays capitaliste le plus ancien. La coopéraration anglaise est la plus vieille de l'Europe. Son ori- = gine date de l'époque où le régime capitaliste y a pris sa £ plus grande extension, Ke L'Allemagne n’est devenue un grand pays industriel a? que dans les dernières années du dix-neuvième siècle, | mais il y a quelques années, elle a accompli un bond prodigieux. La coopération y est également née, mais tard comme l’évolution capitaliste allemande et elle a aussi procédé avec une rapidité effrayante de développement, de 1900 à 1910. | | En France, où l’évolution économique est plus lente, sporadique, où le régime industriel n’estqu'au deuxième A an des forces économiques, la stagnation coopérative Se et l'émiettement de ses forces correspond à son manque — d'organisation. Du reste, quelle force la coopération a-t- | elle dans des pays rétrogrades au point de vue écono- + mique comme l'Espagne, et au contraire, quelle imten- | sité progressive ne marque-t-elle pas dans l'ndustrieuse Belgique? - Et puis, ce qui semble résulter de l'action coopérative dans les pays d'Europe est encore plus vrai si lon examine les régions d’un même pays. En France, par exemple, 1/3 des forces coopératives se trouvait, avant la guerre, dans les départements les plus industriels de

(1) Le régime des trusts et des cartels ayant réduit à néant la + libre concurrence même sur le terrain commercial, la coopération arrivée trop tard n’y trouve plus la possibilité d’y conquérir sa place.

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