‹ La République coopérativeChapitre 85 sur 249 · LAS · texte numérisé non relu

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les classes parasitaires et leurs revenus particuliers; les revenus sans travail qui permettaient de vivre à la classe de ceux qui avaient monopolisé à leur profit

articulier les instruments de production et d'échange.

e consommateur a résorbé à son avantage le bénéfice commercial de détail, puis de gros, le profit industriel, l'intérêt de l'argent, la rente foncière de la terre : ainsi donc, l'inégalité des richesses a disparu et

la lutte de classes n’a plus de raison d’être. Il n’y a plus

de classes économiques, mais seulement des catégories économiques, celles des différents producteurs classés suivant la diversité de leurs efforts rentrant toutes, avec la catégorie des non-producteurs, enfants, vieillards et infirmes dans la catégorie économique plus plus générale, des consommateurs.

Enfin, la République coopérative met fin au désordre économique avec ses crises, ses gaspillages, ses pertes de forces, son manque d'utilisation cohérente, son insouciance de l'intérêt général. Désormais, on ne produit pas pour produire sans savoir ce dont 1l est besoin et sans se soucier du degré d'utilité des choses. Désormais, la consommation domine la production, la dirige- Les ressorts mêmes du régime capitaliste étaient une entrave au développement de la richesse ; la République coopérative remet les choses au point et chacun à sa place.

Une Société d'ordre et d'utilisation rationnelle des moyens techniques dont l'humanité dispose, votà le résultat.

Cette République coopérative marquerait donc une étape dans l’évolution des sociétés humaines, elle assurerait l'époque où enfin les hommes se seraient rendus maîtres de l’organisation économique et où celle-ci ne les dominerait plus.

C) Conformité de l'hypothèse avec les lois d'organisation du mouvement coopératif. |

Si la République coopérativeremédie à la crisesociale, si donc elle est une solution à la question sociale, 1k

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“moins qu'à la satisfaction de tous les besoins matériels,

plus complètes se présentent sans limite d'extension.

prorata des achats, l’égalité des sociétaires, la vente

convient de dire que sa réalisation, envisagée par hypothèse, n'est nullement une fantaisie de l'esprit, un produit de l’imagination, un rêve, une hallucination, un mythe ou une utopie.

La République coopérative est tout au contraire une hypothèse vraisemblable, possible, probable, résultant de l'observation des lois d'évolution de la société humaine et de leur confrontation avec les lois organiques évolutuves de la coopération de consommation, elle est donc par là une hypothèse rationnelle.

En effet, nous avons marqué le principe d'extensibilité indéfinie de la coopération et son adaptation aux milieux sociaux; nous avons vu qu'il y avait là une règle résultant des faits, une loi d'expérience. Dans son œuvre de répartition des richesses, d'organisation de la consommation, la coopération déjà ne tend à rien

immatériels et à tous les degrés, elle est entraînéeà les satisfaire les uns après les autres sans qu'aucun semble pouvoir échapper à son activité et les expériences les.

L'histoire des Coopératives les plus évoluées marque d'avance les étapes diverses que doivent franchir les organisations moins fortes.

Dans le domaine de la production et de Ia circulation des richesses, la coopération est appelée peu à peu : inévitablement à agir. Quand elle parvient à un certain LP stade de développement, nous avons vu que c'est suc- 22 cessivement la banque, l’industrie, l’agriculture qui, dans un ordre déterminé, se présentent délibérément comme une activité appropriée à ses fonctions. La consommation organise sa production et tend à l’organiser a. tout entière, elle n’est limitée que par sa puissance ee actuelle d'absorption, elle marche en tout cas vers l’universalité.

Elle ne rencontre point d'obstacles dans ses progrès A en raison même de ses principes organiques qui, eux, CPR déterminent ses lois d'évolution. C’est la répartition au à

au prix Juste, [a création de réserves inaliénables et indivisibles qui la conduisent toujours à de nouvel-

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les conquêtes, à de nouveaux champs d'activité ou d'action.

D) Les limites possibles à la réalisation de l'hypothèse de la République coopérative.

Si donc la coopération en devenir implique la République coopérative, si son auto-développement la pousse vers ses fins dernières, en dehors d'elle n'existet-il pas d’autres institutions, régies par des lois différentes inhérentes au régime économique actuel, qui peuvent, à un moment, heurter, arrêter ou entraver le développement coopératif si naturel, si nécessaire, Si fatal qu'il puisse apparaître.

Des chocs inévitables peuvent se produire, la coopération n’est pas seule au monde, elle vit dans les entrailles d’un régime économique déterminé qu'elle tend du reste à dévorer. Elle réorbe la société capitaliste où elle prend naissance; mais cette société capitaliste par le jeu des institutions qui lui sont propres, ne peut-elle

pont évoluer, essayer de continuer à vivre ou même de

transformer totalement sans que la coopération remplisse ses destinées? La République coopérative nest as un résultat mécanique de l'existence et du déveoppement du régime économique actuel. Elle est œuvre humaine, résultat de la volonté des hommes : son développement et ses progrès sont aussi facteurs de l’action des coopérateurs. | Ainsi donc, on doit se demander si la République coopérative ne rencontre pas ou ne rencontrera pas des obstacles qui empêcheront sa réalisation ou la retarderont ? Un seul exemple peut y faire réfléchir et il en est beaucoup d’autres. La coopération naît dans les limites d’une société où la libre concurrence existe, où le marché des marchandises subsiste, elle fait artie intégrante, bien qu’elle en soit l’antidote, de ‘économie marchande. Mais la société capitaliste, dans son évolution particulière, n'arrive pas en certains Cas à l'économie marchande totale. De plus la société capitaliste, à un certain moment de son évolution, arrive à

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